Il y a 20 ans jour pour jour disparaissait Joe Strummer

Joe Strummer en concert à Brooklyn en 2022.
Joe Strummer en concert à Brooklyn en 2022.
Crédit: CC by Wwwhatsup

22 décembre 2022 à 15h36 par Iris Mazzacurati

P#t@in, 20 ans… Le 22 décembre 2002, le monde apprenait la mort de Joe Strummer, icône du punk mais pas seulement.

Pour mesurer l’influence qu’a eue Joe Strummer sur la musique, il faudrait noircir des centaines de pages ; ce qui a été plutôt bien fait depuis son décès en 2002 des suites d’une crise cardiaque à 50 ans, à cause d’une pathologie non décelée. Le 22 décembre, le chanteur disparaissait soudainement, provoquant un véritable choc pour quiconque le suivait depuis ses 101’ers orienté vers un énergique pub rock, puis l’immense succès que l’on sait avec The Clash, formés en 1976.

Entre cette année et 1985 à la dissolution de la formation, The Clash aura exploré différents styles musicaux dont le punk, bien sûr, mais aura surtout ouvert nos oreilles aux influences soul, reggae, dub et même latino. Des influences auxquelles Joe Strummer était sensible et qu’il n’aurait jamais penser garder pour lui.

Parce que Strummer était comme ça : dans le partage. Son rapport à l’autre était aussi musical que social et politique. Même si l’homme avait ses contradictions, il était de tous les combats lorsqu’il s’agissait de faire reculer le racisme ou le fascisme.

Après The Clash et ses albums aujourd’hui considérés comme des classiques de l’histoire du rock, Joe Strummer n’a pas chanté sa dernière note : on le voit collaborer avec les Pogues (et même remplacer Shane MacGowan ponctuellement) ou encore avec Mick Jones, son complice réconcilié, pour Big Audio Dynamite.

Le cinéma lui ouvre ses portes et Joe Strummer est magnifique dans Mystery Train de Jim Jarmusch ; une nouvelle expérience qu’il prolonge aussi avec la composition de musiques de films.

Son nouveau souffle arrive avec les Mescaleros. Là aussi, Strummer laisse éclater son goûts du mélange des styles, saupoudrant son rock d’influences lointaines.

A l’instar de Joe Strummer qui décidait de monter un groupe après avoir vu les Sex Pistols sur scène, on ne compte plus le nombre de musiciens qui ont monté le leur après avoir vu The Clash en concert. Un héritage inestimable.