The Molotovs en interview et session acoustique sur Oüi FM (Replay)

Publié : 19h15 par Pierre

Crédit image: © Hugo Carrière pour Oüi FM

À seulement 18 et 19 ans, The Molotovs s’impose comme l’un des jeunes groupes britanniques à suivre. Après plus de 600 concerts et un premier album, "Wasted on Youth", le duo formé par Issey et Mathew Cartlidge débarque en France cet automne. Ils sont venus chez Oüi FM pour tout en dire…

Londres, 2020. Le monde est à l'arrêt. Deux gamins décident que c'est exactement le bon moment pour sortir jouer dans la rue. Issey et Mathew Cartlidge — grande sœur, petit frère, 19 et 18 ans aujourd'hui — commencent à écumer les trottoirs londoniens pendant le confinement, à la force du poignet et de la voix, sans label, sans réseau, sans rien d'autre qu'une énergie qui fait tourner les têtes. Ils s'appelaient d'abord The Mocktales. Ils changent de nom en 2021. The Molotovs. Le nom d'un cocktail explosif. La promesse tenue.

Ce qui suit est assez vertigineux pour des gens qui n'ont pas encore voté. Plus de six cents concerts à leur actif avant même leur premier album. Des scènes partagées avec les Sex Pistols, Blondie, les Libertines, Franz Ferdinand, Iggy Pop. Une réputation bâtie non pas en studio mais dans les salles — petites d'abord, puis de plus en plus grandes, à la seule force de leur présence scénique. La fougue de The Molotovs est communicative, et l'alchimie entre les deux est immédiate, évidente, comme si elle avait toujours été là — parce que c'est exactement le cas.

En janvier 2025, Marshall Records signe le duo. En mars, l'EP More More More sort — une fusion percutante de l'urgence punk de la fin des années 70 et du swagger du mod-revival, produit par Jason Perry. Les singles s'enchaînent : Today's Gonna Be Our DayRhythm of YourselfGet a Life. Et le 30 janvier 2026, Wasted on Youth — leur premier album, enregistré aux Marshall Studios, produit par Jason Perry, mixé par Blair Crichton de Dead Pony. Punk, britpop, indie rock — trente-deux minutes sèches, sans une note de trop. Numéro 3 au classement des albums au Royaume-Uni. Pas mal pour deux ados.

Ils n'ont pas vingt ans, mais ils bousculent déjà l'année musicale — et ce n'est pas qu'une formule. Derrière l'urgence punk, il y a une élégance mod, une culture musicale immense et un goût affirmé. Issey cite Jacques Dutronc, Stone, Brigitte Bardot, les groupes de garage rock français. Ils ont joué pour Arte sur les dix ans de la disparition de David Bowie, aux côtés des Horrors, des Libertines et d'Anna Calvi. Ils regardent la France avec intérêt. Et la France les regarde en retour.

Dans ce podcast, ils parlent de l'album, de leur état d'esprit, de leurs choix musicaux — et ils ne se laissent pas faire. Il y a chez Issey et Mathew quelque chose de rare : une assurance tranquille, sans arrogance, celle de gens qui savent exactement ce qu'ils font et pourquoi. Punk et chic. Tranchants et séduisants. Un duo au sommet de ce qu'il est déjà — et qui n'a pas fini de monter.

Ce qu'on est sûr de comprendre en sortant de cette conversation : ces deux-là sont faits pour les grandes scènes.

Et si vous voulez les voir en live, ils seront en France cet automne :

  • 30 septembre — Le 106, Rouen
  • 1er octobre — La Machine du Moulin Rouge, Paris
  • 8 octobre — Espace Julien, Marseille
  • 9 octobre — La Marquise, Lyon
  • 12 octobre — Le Ferrailleur, Nantes
  • 13 octobre — Le Rocher de Palmer, Bordeaux