Tahiti 80 en session acoustique et en interview sur Oüi FM (Replay)

Publié : 18h15 par Pierre

Crédit image: © Hugo Carrière pour Oüi FM

Tahiti 80 est en session acoustique et en interview sur Oüi FM à l’occasion de la sortie de Rejoice (An Inventory of Pop Maps). Xavier Boyer et Médéric Gontier racontent ce onzième album, leur goût de l’exploration et trente ans d’aventure pop.

Rouen, 1993. Xavier Boyer et Pedro Resende se rencontrent fraîchement débarqués dans la ville, et commencent à composer ensemble. Sur une cassette démo intitulée — avec une certaine audace — Ping Pong Party à Papeete, les premières chansons de Tahiti 80 voient le jour. Le nom du groupe ? Celui d'un t-shirt souvenir rapporté de Tahiti en 1980 par le père de Xavier. Une logique qui dit tout : chez Tahiti 80, la pop est une affaire de légèreté, de hasard heureux, et de détails qui deviennent des totems.

Trente ans plus tard, Xavier Boyer au chant et Médéric Gontier à la guitare portent toujours ce projet — l'un des plus respectés à l'international dans la pop française. Puzzleen 2000, Wallpaper for the Soul en 2002, A Piece of Sunshine en 2004 — des albums qui captent très tôt l'attention du Japon, où Tahiti 80 devient culte avant même d'être pleinement reconnu en France. La critique internationale salue une pop lumineuse, mélancolique et romantique à la fois, nourrie de guitares 90s, de soul, de synth-pop, d'électronique délicate — le tout tenu par la voix chaude et reconnaissable de Xavier Boyer. The Past, Present & Possible en 2011, Ballroom en 2014, The Sunshine Beat Vol.1en 2018, Fear of an Acoustic Planet en 2019, Hello Hello en 2024. Dix albums. Une cohérence rare. Un univers qui se densifie sans jamais se fermer.

Et voilà le onzième. Rejoice (An Inventory of Pop Maps), sorti le 25 septembre 2026 sur leur propre label Human Sounds. Douze titres enregistrés entre plusieurs studios, produits et réalisés entièrement par le groupe — avec quelques invités de choix : Jan Stünke aux pianos et claviers vintage, Eric Matthews à la trompette et au bugle. La note d'intention du groupe résume parfaitement l'esprit : "free from constraint, driven by curiosity" — quelque part entre la liberté du White Album et l'éclectisme d'une compilation soul-jazz. Indie pop, funk discret, guitares 90s, synthés, arrangements subtils. Too Much Too Fast Too Soon, premier single sorti en avril, pose le ton : groove envoûtant, mélodie immédiate, et ce mélange si particulier à Tahiti 80 entre mélancolie douce et luminosité franche.

Dans ce podcast, on a passé un moment vraiment cool. Xavier et Médéric se livrent sur leur timidité — cette façon d'exister dans la musique sans jamais chercher à occuper trop d'espace. On parle de leur rapport à la production, de leur curiosité permanente, de cette envie d'explorer de nouveaux territoires sonores tout en restant profondément eux-mêmes. Ce qu'on retient surtout, c'est cette manière unique qu'a Tahiti 80 de mélanger mélancolie, romantisme et luminosité — sans que jamais l'un ne prenne le dessus sur les autres. Des vibrations rares, sincères, et belles.

La date à ne pas manquer :

  • 11 décembre 2026 — L'Alhambra, Paris (avec Maxwell Farrington & Le Superhomard)