Il était une fois Last Nite par The Strokes

Publié : 12h30 par Dom Kiris

Crédit image: Capture écran YouTube The Strokes

En 2001, The Strokes bouscule la scène rock avec Last Nite, extrait de son premier album Is This It. Entre guitares incisives, influence de Tom Petty et voix nonchalante de Julian Casablancas, le groupe new-yorkais impose un son qui contribue à relancer le rock au début des années 2000.

Julian Casablancas est un visionnaire. Il résume parfaitement l’esprit du premier album, Is This It : « Imaginez que vous preniez une machine à remonter le temps et que vous découvriez un album culte du passé que vous adorez. »

Si The Strokes s’est véritablement imposé, c’est en grande partie grâce à Last Nite, leur premier titre à rencontrer le succès aux États-Unis, porté par une diffusion massive sur les radios. Ses 27 secondes d’introduction à la guitare, construites autour d’une seule note, ont réveillé les fans de rock, qui se sont immédiatement sentis chez eux. Le groupe new-yorkais assume ouvertement s’être inspiré de American Girl de Tom Petty, lequel a reconnu la filiation en y voyant un hommage.

Pour ces musiciens qui préfèrent avant tout faire leurs armes sur scène, dans les clubs, l’essentiel est de composer des morceaux simples et débordants d’énergie. Albert Hammond Jr. parvient même à remettre le solo de guitare au goût du jour avec un motif aussi efficace que mémorisable, dans la grande tradition du blues.

Mais le plus déroutant reste cette voix traînante de Julian Casablancas, qui raconte les derniers soubresauts d’un couple miné par l’indifférence. Selon le producteur Gordon Raphael, le chanteur voulait que sa voix sonne « comme ton jean préféré, patiné et confortable ». Un parti pris qui ne convainc pas immédiatement la maison de disques RCA, laquelle juge le son de Julian « pas assez professionnel ». Peu importe : ces jeunes New-Yorkais au charisme indiscutable sont persuadés de tenir quelque chose d’exceptionnel.

En 2001, alors que New York tente de retrouver son souffle après les attentats du 11 septembre, The Strokes rallument les amplis et ramènent le rock dans la rue. Avec Last Nite, la nuit new-yorkaise n’a jamais semblé aussi électrique.