Guitares et guitaristes de légende : la Basse Music Man StingRay de John Deacon (Queen)

Publié : 10h35 par Dom Kiris

Crédit image: Capture écran YouTube Queen Official

Avec sa basse Music Man StingRay, John Deacon révolutionne le son de Queen. Sur "Another One Bites The Dust", cette basse devient le moteur d’un des plus grands succès du groupe…

John Deacon est sans doute la personnalité la plus discrète de Queen. Pourtant derrière cette réserve se cache un bassiste redoutable, dont le jeu transforme la basse en véritable instrument lead.  Une écoute de Another One Bites The Dust suffit pour s’en convaincre.

Toute  l’ossature de la chanson, est cette ligne de basse composée au tournant des années 80, après un séjour à New York, au studio Power Station où John Deacon  s’est imprégné  du groupe Chic, en pleine élaboration de son tube Good Times.

Sans pour autant parler de plagiat, quelques notes font la différence avec la ligne de basse de Bernard Edwards, évitant ainsi tout procès. Cependant, il est troublant de constater que John Deacon utilise la même basse StingRay que le bassiste de Chic.

Fabriqué par Music Man, l’instrument puissant embarque un préampli actif qui booste  les aigus, idéal pour le son claquant du slap dans le funk et les envolées du jazz-rock. De quoi laisser perplexes ses camarades de Queen lorsqu’il présente sa composition pour l’album The Game.

Pour le batteur Roger Taylor, Another One Bites The Dust est même inqualifiable, loin de son idéal rock’n’roll. Cependant, John est défendu par Freddie Mercury, persuadé du potentiel dansant du titre.

Autre soutien, et pas des moindres : Michael Jackson persuade Queen de le sortir en single en leur conseillant de l’envoyer aux radios spécialisées en black music.

Résultat : Another One Bites The Dust est, à ce jour, le single de Queen le plus vendu aux États-Unis. Et ce, malgré un clip modeste à petit budget, dont le seul avantage est de donner le beau rôle à la basse StingRay de John Deacon.

La production avait pourtant de quoi réaliser un thriller épatant, car les paroles sont inspirées d’une fusillade de la Saint-Valentin en 1929, un fait historique lié à un règlement de comptes organisé par le mafioso Al Capone pour faire mordre la poussière à un gang rival.