[Live Report] Download Festival 2018 : jour 1

Publié le 16 juin 2018 à 15:11
Mathieu David Par Mathieu David
Rédacteur

Le soleil est de la partie pour cette première journée de la troisième édition du Download Festival France. Le public est au rendez-vous, devant une affiche variée et pleine de hits !

Billy Talent

Ce sont les Canadiens qui sont choisis pour ouvrir le bal sur la MainStage 1 de cette première journée du Download Festival. Benjamin Kowalewicz et ses punk rockeurs sont présents, bien à bloc et excités pour défendre leur dernier album en date, Afraid of Heights, dont les couleurs habillent la scène.

Mobile comme jamais, le chanteur arrive à capter le public en un tour de main, pendant que Jonathan Gallant et Ian D’Sa, un peu plus en retrait, se concentrent sur leurs choeurs et leurs parties musicales, sans avoir pour autant rangé leur charisme dans leur poche.

Une prestation punk-rock bien comme il faut qui allait parfaitement avec cette après-midi ensoleillée.

Pogo Car Crash Control

C’est le moment pour nos punks parisiens de péter le feu sur la Spitfire Stage. Toujours sous un grand soleil, les quatre musiciens de Pogo Car Crash Control se démènent comme des chefs sur une scène devant un public déjà acquis à leur cause, qu’il s’agisse d’habitués de leurs concerts ou de curieux.

Remontés à Bloc, ils se déhanchent en beaux diables sur la scène du festival, surtout le frontman Olivier, qui parcourt la scène de long en large, s’étale par terre et n’hésite pas à prendre la foule à partie, sans jamais trop en faire, quand il n’hurle pas ses paroles enragées.

Les autres membres ne sont pas en reste, avec la bassiste Lola qui fait preuve d’une belle énergie communicative et le guitariste Simon n’est pas en reste, bien que son poste de choriste le rende moins mobile. Il ne se démonte pas cependant, quand il prend le chant principal, avec une voix plus posée qui complète la rage éructée par le frontman. Quant à Louis, le batteur, il n’hésite pas à transmettre son énergie avec sa frappe brute et régulière.

Sans fioritures, sans artifices, Pogo Car Crash Control a su conquérir le public du Download Festival.

Ghost

Il est maintenant temps pour l’un des groupes les plus attendus du festival de faire son entrée. En effet, Ghost n’en finit pas de monter en puissance, preuve en a été faite avec les ventes de Prequelle, leur nouvel album, qui n’ont fait que confirmer le succès du groupe.

Ce disque occupe donc un bon tiers de la setlist, avec le sombre single Rats en ouverture et l’entêtant Dance Macabre plus tard dans le set. Le groupe ira même jusqu’à jouer l’instrumentale Miasma, sans oublier de rappeler Papa Emeritus Zero pour faire un solo de saxophone en lunettes de soleil. La classe, ça ne s’invente pas.

L’album Meliora occupe aussi une belle part de la setlist, avec le tube He Is repris en choeur par les fans ou encore la groovy From the Pinnacle to the Pit qui ne manquera pas d’en faire danser certains. Les premiers albums sont plus timidement représentés, avec juste le morceau Ritual pour Opus Euponymous et Year Zero et la conclusion Monstrance Clock pour Infestissumam.

Avec désormais huit membres sur scène, Ghost peut exprimer toute la puissance de sa démesure. Trois guitaristes pour épaissir le son, tout en laissant assez d’espace à la basse pour s’exprimer, deux claviéristes pour éviter les simples au maximum, et un Cardinal Copia qui fait des merveilles en frontman, soutenu par les choeurs des claviéristes.

Pour sa deuxième venue au Download Festival, Ghost a mis les bouchées doubles, avec un décor imposant, des confettis, des jets de flammes, le tout devant un public conquis. Les fans vont maintenant devoir s’armer de patience pour attendre leur venue en tête d’affiche.

Setlist :

Ashes
Rats
Absolution
Ritual
From the Pinnacle to the Pit
Faith
Cirice
Miasma
Year Zero
Spöksonat
He Is
Mummy Dust
Dance Macabre
Square Hammer

Rappel :

Monstrance Clock

Ozzy Osbourne

Le clou de cette première journée de festival est maintenant en place, tout comme le public, déjà bien survolté après avoir été chauffé par les précédents groupes. Pour sa tournée d’adieu (qui ne semble plus en être une si on en crois ses dires pendant le concert), Ozzy Osbourne a décidé d’enchaîner les classiques. C’est ainsi qu’il commence avec deux standards, Bark At the Moon et Mr. Crowley, toujours aussi empreints de cette douce ambiance 80’s, malgré les efforts du claviériste Adam Wakeman pour moderniser ses samples.

Le reste de la setlist sera aussi rempli de tubes tels que Crazy Train ou No More Tears, des classiques de Black Sabbath comme War Pigs et Paranoid, et quelques morceaux sortis de derrière les fagots comme No More Tears ou Shot in the Dark.

S’il est connu pour être inégal d’un concert à l’autre, Ozzy Osbourne se montre particulièrement en voix ce soir, et ce du début à la fin, tout en restant mobile et énergique. L’autre star de la soirée est bien entendu Zakk Wylde, qui l’a accompagné de nombreuses années à la guitare et qui est revenu pour l’occasion. Il se montre plus propre dans son jeu qu’à l’accoutumée, même si le son gras de sa Gibson et son amour pour les harmoniques artificielles est toujours présent.

Si le set se montre équilibré et bien exécuté, on pourra regretter un pont instrumental bien trop long aux deux tiers du set qui, en additionnant le solo de guitare et le solo de batterie de Tommy Clufetos, avoisinait les 20 minutes.`

Mais à part cette débauche de notes et de roulements, le concert a bien marqué les esprits, grâce à une exécution de toute beauté et un choix de morceaux des plus judicieux. Il reste maintenant à savoir si ce cher Ozzy a vraiment l’intention de prendre sa retraite…

ozzy zakk wylde download

Setlist :

Bark at the Moon
Mr. Crowley
I Don’t Know
Fairies Wear Boots (reprise de Black Sabbath)
Suicide Solution
No More Tears
Road to Nowhere
War Pigs (reprise de Black Sabbath)
Band Instrumental
I Don’t Want to Change the World
Shot in the Dark
Crazy Train

Rappel :

Mama, I’m Coming Home
Paranoid (reprise de Black Sabbath)

En même temps qu’Ozzy Osbourne jouait Converge sur la Warbird Stage, voici notre interview :

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