Il était une fois: "Last Resort" par Papa Roach

Publié : 12h05 par Dom Kiris

Crédit image: Capture écran YouTube Papa Roach

Avec "Last Resort", Papa Roach signe un titre culte du nu metal des années 2000. Portée par un message fort, la chanson devient un véritable cri de détresse générationnel.

Sorti le 7 mars 2000, Last Resort s’impose rapidement comme l’un des premiers hymnes de la génération Y adepte du nu-metal. « J’ai l’impression que cette chanson a été une bouée de sauvetage pour beaucoup de gens », confie le chanteur Jacoby Shaddix en interview pour le magazine Vice.

Celui qui a pris le surnom de son grand-père Papa Roach pour défendre certaines valeurs traditionnelles pense avoir réussi sa mission en aidant des personnes à surmonter des pensées suicidaires. « Mais d’un autre côté, c’est devenu un hymne festif complètement dingue », constate Shaddix.

Devenu un grand classique du néo-metal, Last Resort est désormais joué en dernier, comme l’apothéose des concerts de Papa Roach. Il est vrai que les choses sérieuses ont commencé avec cette chanson entêtante qui fait partie d’une démo de cinq titres pour démarcher les maisons de disques.

Après avoir été refusé par de grandes enseignes, déboussolé par le mélange des styles hip-hop et punk rock, le groupe californien signe avec Dreamworks Records, le label visionnaire de David Geffen et Steven Spielberg.

 « A l’époque on écoutait beaucoup le Wu tang clan, et on on samplait de la musique classique » déclare Tobin Esperance le bassiste. Il réfute également toute accusation de plagiat envers Genghis Khan d’Iron Maiden, précisant que le riff est né au piano avant d’être adapté à la guitare.

Mais c’est surtout l’histoire derrière les paroles qui donne au morceau toute sa puissance. Jacoby Shaddix y évoque un ami en dépression, marqué par une tentative de suicide. « Beaucoup pensent que je parle de moi, mais ce n’est pas le cas », insiste-t-il.

Dès les premières secondes, la voix à nu frappe fort avec cette phrase devenue culte : « Déchire ma vie en morceaux. » Une entrée en matière brute, viscérale, qui donne le ton. À l’époque, personne n’imaginait un tel raz-de-marée. Encore moins le groupe lui-même, qui voyait dans Last Resort avant tout… un cri de détresse.