"Angel Of Harlem" : quand U2 célèbre l’âme de la musique américaine

Publié : 8 janvier 2026 à 14h31 par Dom Kiris

Avec Angel Of Harlem, U2 rend un hommage vibrant aux racines afro-américaines de la musique. Enregistrée à Memphis, la chanson mêle soul, jazz, gospel et blues, et raconte la découverte émerveillée de l’Amérique musicale par le groupe irlandais à la fin des années 80.

A travers Angel Of Harlem, le groupe Irlandais rend hommage à la musique américaine. Et pas seulement au rock’n’roll, bien que la chanson soit enregistrée dans le mythique Sun Studio de Memphis, là où Elvis Presley scelle la première pierre du rock en 1954.

A travers les paroles, Bono témoigne de son respect pour le blues, le jazz et le gospel que toute sa bande découvre lors de sa tournée américaine des années 80.

Pour expliquer la chanson, dans son livre U2xU2, le chanteur raconte leur arrivée à l’aéroport JFK de New York : « Nous n’étions jamais monté dans une limousine et avec le vacarme du punk rock encore présent à nos oreilles, nous avons éprouvé une sorte de plaisir coupable ». La radio était branchée sur une station de musique black et Billie Holiday chantait.

C’est elle que l’on surnomme Lady Day. A l’écoute, on s’étonne qu’un jeune rocker évoque la scène jazz new-yorkaise des années 50 : Le club mythique « Birdland sur la 53e rue, résonne comme une symphonie. » Dans la foulée, il cite John Coltrane et son album Love Supreme, Miles Davis et Billie Holiday, l’ange de Harlem

Plus qu’un carnet de voyage, U2 fait une déclaration d’amour à la musique afro-américaine en reprenant les sonorités de Stax, le label emblématique du rythm’n’blues.

Pour l’occasion, le groupe embauche l’ingénieur du son maison « Cowboy » Jack Clément qui n’avait jamais entendu parler de U2. Par son intermédiaire, les Memphis Horns sont mis en vedette, mais voilà que Bono, pensant détendre l'atmosphère, leur apporte une caisse de vodka. Il apprendra à ses dépens qu’alcool et instruments à vent ne font pas bon ménage, même avec une section de cuivre aussi chevronnée.

Peu importe les flacons, l’ivresse est belle et bien présente dès que The Edge installe le groove avec un riff de guitare digne de la sweet soul music