Papillons de Nuit 2015 : le live report

Publié le 25 mai 2015 à 11:00
Matthias Haghcheno Par Matthias Haghcheno
Rédacteur

Placebo au festival Papillons de Nuit 2015Du 22 au 24 mai 2015, la nouvelle édition des Papillons de Nuit a pris son envol, et OÜI FM était à bord. On vous raconte.

L’espace VIP dans lequel nous sommes installés surplombe les 2 grandes scènes de l’événement. On y retrouve les traditionnelles buvettes et restaurants privatifs, mais aussi des bornes d’arcade ou un étonnant flipper Avatar. Bref, l’organisation n’a pas lésiné sur les moyens de faire passer du temps aux festivaliers les plus chanceux. Les autres n’étaient pas en reste, notamment grâce à au nouveau système de paiement créé par Papillons de Nuit (P2N pour les intimes), Pay’n’Play, qui permet enfin de se désolidariser de sa carte bancaire et de dépenser sans (trop) abuser.

Pendant que Thomas marque son territoire au sein de l’espace, les balances résonnent dans l’immense cuve sonore du festival Papillons de Nuit. Et juste après les interviews de Christine and the Queens, Patrice Hamelin (président du festival), Grand Blanc et Selah Sue, c’est avec cette dernière, en mini prêtresse soul sur la plus grande scène de l’événement, que nous choisissons d’entamer les hostilités. Venue défendre son nouvel album Reason, la chanteuse belge bouillonnait toujours autant d’influences et de richesses. Un vrai bol d’air frais qui met dans le bain, juste avant de se lancer sur Grand Blanc et leur pop shoegaze atmosphérique plus que prometteuse.

IAM, maîtres incontestés du rap game, fait partie de ces groupes sur lesquels le temps ne semble pas avoir d’emprise : même souffle, même énergie, et un public d’une fidélité sans borne. Et ça se comprend : avec un set aussi truffé de tubes, difficile de ne pas succomber à la machine marseillaise.

Grand reine de cérémonie, plus rien n’arrête la multi-récompensée Christine and the Queens, et surtout pas un public transi ravi de la découvrir sur scène. Dansante, la jeune artiste ne se débine pas une seconde et déroule un concert riche, plaisante avec son audience et réalise une performance artistique tout simplement inédite dans le paysage musical français. Elle est suivie par le non moins talentueux The Avener avec un DJ set nocturne et rassembleur.

Le second jour est marqué par la passation de pouvoir entre le duo Thomas/Elodie et Marie/Marjorie Hache. La météo se montre bien plus clémente et le soleil fait un bien fou à l’événement. On peut sûrement remercier le groupe Saint Motel qui l’a semble-t-il ramené de leur Californie natale.

S’en suit une série de concerts tout bonnement explosifs : nos amis de Triggerfinger, Izia en bête de scène survoltée et le roi Carl Barât et ses Jackals en terrain conquis sur la scène Vulcain (la plus grande du festival)… Bref, une deuxième journée riche en pépites live, qui atteindra son point d’orgue à la tombée de la nuit, lorsque Placebo commence à dérouler son set plus qu’attendu. Vraisemblablement ravi d’être là, Brian Molko retrouve un public français qui n’attendra pas son reste pour se remémorer les heures de gloire de son groupe, mais aussi les frasques plus récentes et tout aussi réussies. Placebo plonge le festival dans une nuit rock pleine de souvenirs, et nous fait déjà songer à l’année prochaine, qui nous semble bien loin tout d’un coup.