[Live Report] Download Festival 2018 : jour 3

Publié le 18 juin 2018 à 16:32
Mathieu David Par Mathieu David
Rédacteur

Après deux jours pleins de metal en tout genre, le Download Festival propose une programmation plus rock ce dimanche 17 juin. Retour sur une journée aussi remplie qu’intense.

Starcrawler

Notre sélection commence avec Starcrawler, jeune groupe californien qui ne cache pas ses inspirations 70s. Avec des costumes extravagants, notamment la chanteuse Arrow de Wilde, tout de blanc vêtue, avec des franges sur les côtés, ils sont prêts à ravager la Warbird Stage.

Jouant sur son physique atypique, la chanteuse se tortille dans tous les sens, communique avec le public tout en semblant ailleurs, mais ne rate jamais ses parties vocales pour autant.

Le reste du groupe est bien dedans, sans tenter de voler la vedette à la frontwoman, notamment le guitariste Austin Smith, qui sort des riffs aussi sympathiques qu’efficaces.

The Struts

Les Anglais de The Struts font ensuite leur entrée sur la Main Stage 2. Avec sa magnifique veste orange à franges, le frontman Luke Spiller fait sensation.

Mais au-delà de l’apparat, le chanteur se montre très en voix et arrive à capter la foule à grands renforts de communication et de charisme. On le voit parcourir la scène d’un bout à l’autre sans jamais ralentir, avec un public toujours motivé.

Si leur album Everybody Wants a bien été mis en avant, le groupe n’a pas oublié de glisser dans son set quelques nouveautés, comme Fire ou Body Talk. Il ne reste plus qu’à attendre leur deuxième album !

Wolf Alice

Changement de scène et changement d’ambiance avec Wolf Alice, groupe londonnien qui, loin des paillettes et des froufrous des Struts, propose un rock plus ambiant et posé, faisant parler ses influences Pink Floyd.

Emmené par la chanteuse Ellie Roswell, le groupe délivre des atmosphères feutrées et fines, alternées avec des moments plus grungy pour faire bouger un peu le public. On notera le charisme du bassiste Sadie Cleary, très à l’aise avec la foule, qui ira même jusqu’au slam à la fin.

Royal Republic

Tout d’or vêtus, les quatre Suédois de Royal Republic font leur entrée en fanfare et commencent avec deux titres de leur dernier album en date, Weekend ManWhen I See You Dance with Another et Walk!. Ce disque sera d’ailleurs le plus mis en avant du set, même si les deux autres, We Are The Royal et Save The Nation, sont bien représentés, avec notamment le tube Tommy-Gun pour l’un et l’accrocheur Make Love Not War pour l’autre.

Mais un concert de Royal Republic ne serait pas pareil sans les surprises dont la bande a le secret. Ainsi, le groupe s’est amusé à remanier son morceau Addictive à la sauce acoustique, dans une version guillerette pratiquée depuis 2013, qui ne manque pas d’amuser les fans. En grands adorateurs de metal et se sachant dans un festival dominé par ce genre, les Suédois se sont autorisés une petite friandise, qui n’est autre que Battery, classique de Metallica tiré de l’album Master of Puppets.

À grands renforts de plaisanteries et de jeu avec le public, Royal Republic aura très certainement marqué des points au cours de ce set, que ce soit auprès des fans déjà acquis à leur cause, ou auprès des curieux qui ont fait une brillante découverte.

Setlist :

When I See You Dance with Another
Walk!
Make Love Not War (If You Have to Make War – Make Sure to Make Time to Make Love in Between)
Strangers Friends Lovers Strangers
Underwear
Weekend-Man
Addictive (version acoustique)
All Because of You
Baby
Tommy-Gun
Baby
Battery (reprise de Metallica)
Full Steam Spacemachine

Frank Carter and the Rattlesnakes

Le phénomène punk britannique est en place pour faire monter d’un cran le niveau d’excitation de ce Download Festival. Habillé seulement de son caleçon et de ses tatouages, Frank Carter déboule et communique son aura destructrice dès les premières secondes du set.

Si Juggernaut, le premier morceau joué, pose les bases, la suite est encore plus intense, avec un Frank Carter qui vient chanter dans la foule, debout, tenu par les fans au premier rang, toujours en exprimant sa rage primaire avec une intensité rare.

Le frontman n’en finira pas d’apostropher le public tout le long de son set, que ce soit pour réclamer un circle pit géant, sans oublier de demander aux excités d’aider les malheureux qui tombent à se relever, ou pour souhaiter un joyeux anniversaire à un membre de son équipe technique. On notera également la dédicace à sa fille avec la chanson Lullaby, fête des pères oblige.

Frank Carter and the Rattlesnakes n’ont donc pas fini de faire les dingues en proposant un show rageur et intense, aussi bien musicalement que vocalement, ce qui ne manque pas de faire réagir le public.

The Hives

On retourne en Suède avec The Hives et leur garage rock toujours aussi marqué. Qui dit garage rock dit énergie, et les musiciens n’en manquent pas lors de leur set intense au Download Festival, notamment le chanteur Per Almqvist, qui se montre extrêmement mobile et communicatif avec le public, jusqu’à aller chanter directement dans la foule.

Côté musique, on n’est pas en reste, avec des musiciens qui ne manquent pas non plus de communiquer leur énergie au public sans que cela ne les empêche de réussir leurs parties énergiques et accrocheuses, sans oublier deux nouveaux morceaux, Paint a Picture et Stick it Up! qui promettent le meilleur pour le futur du groupe.

Setlist :

Come On!
Walk Idiot Walk
Main Offender
Paint a Picture
Go Right Ahead
Take Back The Toys
Die, All Right!
Hate To Say I Told You So
Won’t Be Long
Tick Tick Boom
Stick Up
Return The Favour

Mass Hysteria

La mainstage 2 est maintenant parée d’un drap géant avec le logo du groupe dessus, qui tombera pour laisser apparaître des percussionnistes frappant des tambours géants, habillant le morceau Vae Soli! d’une intro des plus épiques.

Le concert peut ensuite démarrer et, fidèles à eux-mêmes, les musiciens de Mass Hysteria sont toujours aussi excités, avec un Mous qui n’en finit pas d’adresser au public des messages positifs, malgré la noirceur ambiante décrite dans ses paroles.

Les autres musiciens ne sont pas en reste et se démènent en beaux diables pour occuper l’ensemble de l’espace scénique, sans jamais ralentir. Le sommet de cette intensité sera atteint au morceau P4, quand Mous et Raph descendent au milieu de la foule, avec des furieux tournant frénétiquement autour d’eux.

Autre fantaisie : les danseuses brésiliennes invitées sur scène pour la conclusion du concert, le classique Furia. Cette touche de folie apporte de la couleur à cette scène sombre, pour un titre des plus dansants, qui a achevé de convaincre le public.

Setlist :

Vae soli !
Vector equilibrium
Une somme de détails
Chiens de la casse
Positif à bloc
L’homme s’entête
P4
Contraddiction
L’Enfer des Dieux
Plus que du metal
Respect to the Dance Floor
Furia

Foo Fighters

Le clou de la journée arrive sur scène, remonté à bloc, pour plus de deux heures de concert intense, avec tout plein de surprises au programme. Dès son arrivée sur scène, Dave Grohl communique son aura et donne immédiatement l’impression d’être chez lui.

En bon hôte, le frontman fait la conversation comme il faut avec ses convives, en leur présentant ses musiciens et commentant quasiment chaque chanson. Le public semble acquis à sa cause et rit à ses blagues comme il faut.

Si Dave Grohl est le leader du groupe, il n’oublie pas de laisser de l’espace à ses musiciens, en permettant au guitariste Chris Shifflet chanter la reprise d’Alice Cooper Under My Wheels, ou en faisant chanter son batteur Taylor Hawkins avec Luke Spiller de The Struts sur le tube de Queen, Under Pressure.

Quelques surprises sont aussi présentes dans les reprises, notamment lorsque le groupe joue Imagine de John Lennon pendant que Dave Grohl chante les paroles de Jump de Van Halen, donnant un résultat surprenant et sympathique.

Mais les chansons de Foo Fighters sont le coeur du spectacle, avec l’album Concrete and Gold mis en avant, avec des morceaux tels que Run et The Sky is a Neighborhood. Évidemment, les classiques sont de la partie, avec All My Life qui offre une belle ouverture, ainsi que Monkey Wrench et Everlong, qui offre une magnifique conclusion à ce show dominical.

Setlist :

All My Life
Run
Learn to Fly
The Pretender 
The Sky Is a Neighborhood
Rope 
Sunday Rain
My Hero 
These Days
Walk
Under My Wheels (reprise d’Alice Cooper)
Another One Bites the Dust / YYZ / Imagine / Jump / Blitzkrieg Bop 
Under Pressure (reprise de Queen, avec Luke Spiller de The Struts)
Monkey Wrench
Wheels
Breakout
Dirty Water
Best of You

Rappel :

Times Like These
Everlong

Et voici notre interview de Slaves !