Linkin Park : les membres vous parlent de Hybrid Theory

Publié le 5 octobre 2020 à 14:17
Mathieu David Par Mathieu David
Rédacteur

Le groupe de neo metal américain est revenu sur ce disque.

linkin park

© James Minchin

Sorti le 24 octobre 2000 aux États-Unis, Hybrid Theory a immédiatement propulsé Linkin Park vers les hautes sphères du succès, s’écoulant à plus de 27 millions d’exemplaires dans le monde. On y retrouve notamment les classiques In The End, Crawling ou encore One Step Closer.

A l’approche de cet anniversaire, les membres Mike Shinoda (chant, guitare, clavier), Joe Hahn (DJ), Brad Delson (guitare) et Dave Farrell (basse) ont profité d’un événement en ligne pour revenir 20 ans en arrière pour partager leurs sentiments à propos de ce disque qui a également changé leur vie.

Brad Delson s’est rappelé de la pression subie par le management et les labels. Les idées du groupe n’avaient pas forcément été perçues d’un bon oeil et beaucoup d’avis extérieurs leur ont « demandé de changer leur son ». Cependant, il a insisté sur le fait que Linkin Park « fait les choses soit à sa manière, soit il ne les fait pas ». Une méthode qui a porté ses fruits. Le groupe a tout de même changé son nom, qui était Hybrid Theory à l’origine.

Si Hybrid Theory a été étiqueté « neo metal » dès le départ, Dave Farrell n’était pas à l’aise avec cette catégorisation. Selon lui, si « catégoriser un groupe peut être utile dans certains cas », il préfère « les groupes qui peuvent aller dans n’importe quelle direction, sans se mettre de barrière, comme The Beatles. » 

Mike Shinoda a expliqué qu’il était particulièrement fier de « la longévité » de cet album, qui a permis au groupe d’« influencer » de nombreux groupes. Il reste impressionné par le fait que certains jeunes prenaient une guitare pour la première fois et commençaient avec un morceau comme Papercut. Mike Shinoda et Brad Delson semblent avoir choisi ce morceau comme leur favori de l’album, alors que Dave Farrell préfère Cure for the Itch.

Avoir autant de succès au tout début de sa carrière ouvre des portes. Pour Dave Farrell, cela a été l’occasion « de sortir de l’Amérique du Nord pour la première fois », au cours d’une tournée promotionnelle qui comprenait un passage à la télévision française. Il est aussi revenu sur leur première tournée, avec Deftones et Taproot, qui lui a permis d’aller à la rencontre des fans pour la première fois.

Avant de faire l’album, le groupe avait recruté Chester Bennington, dont le timbre a fait partie intégrante de la signature de Linkin Park. Mike Shinoda est revenu sur leurs premières démos ensemble, lors desquelles Chester se cherchait encore artistiquement. Ce parcours s’est fait pas à pas, cependant, à l’écoute du titre She Couldn’t (qui sera présent dans la réédition de Hybrid Theory), le chant a permis à Mike Shinoda de détermine  quelle direction musicale prendre par la suite pour ce que deviendrait Linkin Park.

Ce vendredi 9 octobre, Hybrid Theory bénéficiera en effet d’une réédition, avec un coffret deluxe comprenant cinq CD, quatre vinyles, trois DVD, une cassette, un livre de 80 pages et plusieurs goodies. Pour compiler tout cela, le groupe a fouillé dans ses archives, certains dont Mike Shinoda ignorait l’existence. Selon Brad Delson, les démos « ont quelque chose de magique », notamment She Couldn’t.

Si Hybrid Theory a été un point de départ tonitruant pour Linkin Park, le groupe n’a rien communiqué concernant son avenir, qui reste incertain depuis le décès du chanteur Chester Bennington en 2017. Cependant, selon les déclarations de Dave Farrel en avril, il pourrait y avoir du nouveau.

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