Une étude prouve les capacités vocales époustouflantes de Freddie Mercury

Publié le 25 avril 2016 à 14:30
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

Il ne serait pas baryton mais ténor.

Freddie Mercury en 1982. ©Steve Jennings/WireImage

Freddie Mercury en 1982. ©Steve Jennings/WireImage

Et s’il y avait une explication à la voix époustouflante de Freddie Mercury ? Une équipe de chercheurs autrichiens, suédois et tchèques ont planché sur la question dans une étude publiée dans la revue Logopedics Phoniatrics Vocology.

En analysant un certain nombre d’interviews de l’artiste, ils auraient découvert que sa fréquence médiane (en parlant) serait de 117.3 Hz. Une caractéristique fréquente chez les barytons. Grâce à une caméra enregistrant plus de 4 000 images par secondes, les experts ont ensuite étudié le larynx du chanteur Daniel Zangger-Borch en train d’imiter la voix de Freddie Mercury.

Un vibrato extraordinaire

Résultat : le chef de file de Queen aurait un vibrato hors du commun. En utilisant (inconsciemment) la technique de chant « subharmonique », il possédait une vibration des cordes vocales supérieure à la normale : « Freddie Mercury était une force de la nature avec une voix possédant la vélocité d’un ouragan » conclue l’étude de ces chercheurs européens.

Une vibrato qui se constate lors de son duo avec la cantatrice espagnole Montserrat Caballe. En 1988, Freddie Mercury interprète avec elle How Can I Go, accompagné d’un orchestre symphonique.

Des atouts physiques incontestables

Selon l’étude, les atouts physiques du chanteur auraient aidé à sa voix époustouflante. Freddie Mercury avait une capacité d’expulser énormément d’air, une grande mâchoire et des pommettes saillantes.

Des attributs que l’on retrouve aussi chez les chanteurs de musique classique. Ces caractéristiques lui donnaient une capacité de résonance indéniable et auraient augmenté l’intensité de son vibrato.

L’étude n’a cependant pas démontré la capacité de l’artiste à chanter sur quatre octaves. Mais comme elle le souligne, « il était probablement baryton, mais chantait comme un ténor, avec un contrôle absolument exceptionnel de ses techniques de chant« .

Via