Le vinyle reprend sa place dans le marché de la musique ?

Publié le 28 mai 2015 à 15:35
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

vinyleÀ l’heure du numérique, de la dématérialisation de la musique et du streaming, les ventes physiques de CD sont en baisse. Aujourd’hui, elles ne représentent que 3% de parts de marché du business de la musique. Le vinyle a lui au contraire connu une croissance explosive. On se penche sur ce « revival »…

Vintage, unique et d’exception, le vinyle est depuis quelques années le seul support en hausse dans le marché de la musique. Selon le dernier bilan annuel du SNEP (Syndicat national de l’édition phonographique), il a augmenté de 43% par rapport à 2013. Ce qui, de fait, relance également le marché des platines.

10 millions, c’est le chiffre exact de vinyles produits par MPO, le dernier fabricant français.

Alors comment faire sa place dans ce marché ? Le vinyle est-il devenu un produit standardisé, un bien de consommation soumis aux seules lois du marché ? Où se situer en tant que passionné dans ce business ?

Pour répondre à ces questions, nous sommes allés à la rencontre de Jean-Yves, l’un des fondateurs du Vinyle Club, plateforme web qui vend des vinyles et des platines sous forme d’abonnement :

« Le vinyle, c’est un art de vivre« 

Par son charisme singulier, un son grésillant délicieux et par ses antiquités musicales uniques, le vinyle rassemble aujourd’hui les plus férus de musique et les nouvelles générations. Pour expliquer ce phénomène, Jean-Yves nous parle des réseaux sociaux, de la communauté d’Internet, et du virtuel qui désormais régit nos vies. Car si nous passons beaucoup de temps sur Internet, parfois, le retour à l’objet et au concret nous manque. C’est probablement ce qui nous attire chez le vinyle.

3%, c’est le pourcentage que représente la vente de vinyles dans le total des ventes physiques.

Cette année le Disquaire Day, manifestation de disquaires indépendants, a rassemblé pour sa 5ème édition des milliers de personnes partout en France, et ça n’est pas pour rien. 360 éditions spéciales de vinyles étaient en vente, et des concerts étaient organisés dans tout le pays. À l’initiative de ce projet se trouve le Calif (Club Action des Labels Indépendants Français). Avec le soutien du Ministère de la Culture, le Calif rassemble aujourd’hui autour de sa détermination à promouvoir et défendre les intérêts du secteur musical. Nous étions allés à la rencontre de David Godevais,  le directeur du Calif, qui nous avait touché deux mots sur l’influence du Disquaire Day sur la distribution musicale :

À l’heure où le Sénat a autorisé les disquaires à ouvrir le dimanche, où de plus en plus de passionnés investissent le marché du vinyle, où les plus jeunes cherchent l’essentiel et l’objet… nous gardons bon espoir pour que le vinyle continue dans sa lancée.

Et vous, qu’est ce qui vous attire dans le vinyle ? 

Reportage d’Angèle Chatelier