Muse est un groupe de rock alternatif progressif anglais.
Trois ados anglais,
Matthew James Bellamy (guitares, claviers, chant),
Christopher Wolstenholme (basse, chœurs, percussions) et
Dominic Howard (batterie) montent leur premier groupe au début des années 90.
Gothic Plague, puis
Fixed Penalty, puis
Rocket… le trio fait ses armes sur des reprises et des classiques, mais ne rencontre pas vraiment le succès.
Alors que la Britpop est en pleine ascension, les gars de
Muse restent de marbre. Ils ont soif de plus de
passion dans la musique, et, alors que toute l’Angleterre découvre
Oasis et
Blur, ils se tournent vers la
scène américaine. Ils inigurgitent avec frénésie
Primus, les
Smashing Pumpkins, et deux albums qui constituent pour eux des repères :
Nevermind, de
Nirvana et
The Bends, de
Radiohead.
Le groupe commence à prendre de la vitesse en rencontrant Taste Media
qui leur dégote leurs
premiers concerts à Londres. Quelques labels américains commencent à s’intéresser au cas Muse, et fin 1998, le trio part
jouer aux Etats-Unis. C’est là qu’ils rencontrent le label Maverick, qui les signe pour l’Amérique du Nord. Viennent ensuite Motor-Universal pour l’Allemagne, Mushroom pour la Grande Bretagne et l'Australie, et Naïve pour la France.
Fin 98, le premier EP de Muse,
Muscle Museum, connaît un succès considérable, tant sur un plan commercial que médiatique.
La rumeur monte, et entretient l’attente d’un premier album.
C'est avec le producteur
John Leckie (
The Verve,
Radiohead...) qu'ils enregistrent
Showbiz, leur premier album, en avril 99. Le groupe débute une tournée anglaise puis européenne après un passage aux Etats-Unis. Leur potentiel sera très vite estimé, notamment en
France, où dès leurs premières apparitions radio (
Ouï FM) et télévisuelles (
Nulle part Ailleurs sur
Canal +) les Muse impressionneront par leur talent. Le groupe remerciera même la France pour son accueil en y sortant
Showbiz le 7 septembre 1999, soit un mois
avant la sortie mondiale.
Le groupe est de plus en plus souvent comparé à Radiohead, et par extension, Matthew Bellamy à
Thom Yorke. S’ils admettent la ressemblance, ils refusent catégoriquement d’être le pastiche, et tiennent à le faire savoir à qui veut bien l’entendre.
Muse part alors en tournée en France, notamment en première partie des
Red Hot Chili Peppers ou des
Foo Fighters, excusez du peu !, et sera sur les scènes des festivals d’été en 2000, l’occasion pour eux de tester de nouvelles compos.
A la rentrée 2000, le groupe retourne déjà en studio, pour enregistrer
Origin of Symmetry, aux quatre singles
New Born,
Bliss,
Darkshines et
Plug In Baby. L’accueil réservé à ce nouvel album est triomphal, la critique s’accorde pour sacrer Muse comme une
pointure d’un genre nouveau. Le concert d’octobre 2001 au Zénith de Paris est enregistré, et sort en DVD et double album live enrichi de B-Sides :
Hullabaloo qui sort en juillet 2002. Les fans ont donc de quoi patienter avant le troisième album, en préparation.
L’enregistrement débute fin 2002, et les radios s’empressent de jouer
Time Is Running Out, extrait d’
Absolution, qui sort en 2003).
Si
Showbiz était une
déclaration d‘intention brute de décoffrage, et
Origin of Symmetry, l’affirmation que Muse avait
trouvé ses marques sur un terrain de jeu plus vaste,
Absolution est le plus
abouti.
Le groupe part alors sur les routes d’une tournée européenne, puis américaine.
Absolution et la tournée qui le suit
confirment la place de Muse dans le paysage rock actuel.
Muse sera tête d’affiche du festival de
Glastonbury en 2004, ce qui, indubitablement, les impose encore un peu plus comme un des groupes phares, une
formation majeure de la scène rock européenne. Il n’y a qu’à faire les comptes des ventes d’album, multipliées par deux au fur et à mesure des sorties : 500.000 exemplaires pour
Showbiz, plus d’1 million pour
Origin of Symmetry, et encore le double pour
Absolution.
Les trois Muse ont besoin de souffler, et se posent un moment, sans la pression d’une tournée à venir. L’écriture se déroule dans le calme du studio du Château Miraval en
France, et l’enregistrement se terminera à
New York, aux studios Electric Lady et Avatar. L’album y prend une nouvelle dimension, et des couleurs tantôt
lunaires,
électro-métal,
latines,
groove et
dancefloor. Les textes conservent cette continuité, empreints des thèmes des
prophéties apocalyptiques ou de la théorie de la
conspiration.
Après une attente interminable pour les fans,
The Resistance, cinquième album du groupe, sort enfin en septembre 2009. Là encore, le trio brasse les genres et les influences :
glam rock,
R&B,
disco ou
classique. On assiste aussi au retour d’arrangements proches d’
Origin of Symmetry.
(Sources : Site du fan club officiel français de Muse, biographie de Muse, dans Rolling Stones Magazine)