U2, Jack White, Beck et d’autres partent en guerre contre YouTube

Publié le 22 juin 2016 à 11:54
Matthias Haghcheno Par Matthias Haghcheno
Rédacteur

YouTube : une pétition signée par U2, Jack White et d'autresUne pétition visant à revoir les copyrights du site de streaming est en train de tourner massivement auprès d’artistes mécontents.

Trent Reznor, leader de Nine Inch Nails et à l’œuvre chez Apple, l’évoquait déjà il y a quelques jours : les artistes ne sont pas contents de YouTube. Et malgré la réponse de ce dernier qui ne s’est pas faite attendre, les choses semblent se compliquer pour la plate-forme vidéo de Google, inévitable géant du web. En cause : le Digital Millenium Copyright Act, une loi américaine vieille de 20 ans permettant à des utilisateurs de sites comme YouTube (mais aussi des équivalents, tels Vimeo par exemple) de publier du contenu dont ils ne sont pas les créateurs, sous réserve que lesdits créateurs puissent faire retirer le contenu sur demande auprès de la plate-forme.

Une loi « dépassée et en grand besoin de réforme » d’après la pétition, d’ores et déjà signée par des artistes tels qu’U2, les Guns N’ Roses, Jack White, Beck, The Black Keys, Paul McCartney, David Byrne (ex-Talking Heads), Krist Novoselic (ex-Nirvana), Fleetwood Mac ou encore Trent Reznor – « logique » nous direz-vous. Et si la pétition ne cite pas nommément YouTube, elle précise que ces « firmes (…) génèrent d’énormes profits en donnant accès à toute la musique du monde via un simple smartphone, tandis que les rémunérations des artistes ne cessent de diminuer. »

Alors que Thom Yorke, leader de Radiohead jamais avare en critiques envers les systèmes modernes d’écoute de musique, comparait YouTube et son gérant Google à l’Allemagne nazie (sic) en « s’emparant du contrôle de l’art » (une comparaison qui n’engage bien évidemment que le principal intéressé), le batteur des Black Keys, Patrick Carney, a réagi de façon plus pondérée – et surtout plus factuelle : « Sur YouTube, je suis sûr que je peux trouver en 5 minutes 250 morceaux pour lesquels les artistes ne sont pas payés. »

Reste à voir si la pétition atteint ses objectifs, et si elle fera bel et bien changer la loi entourant l’utilisation des plates-formes telles que YouTube aux États-Unis.

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