Pussy Riot : une des trois accusées est relâchée

Publié le 10 octobre 2012 à 16:57
Cécile Descamps Par Cécile Descamps
Rédactrice

Pussy RiotLe verdict du procès en appel des Pussy Riot est tombé aujourd’hui : Ekaterina Samoutsevitch est libérée, tandis que Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina doivent, elles, purger la peine de deux ans d’emprisonnement dans les camps requise en première instance.

Deux ans d’emprisonnement. C’est ce que le tribunal de Moscou avait requis en première instance cet été à l’encontre des trois membres des Pussy Riot. Les jeunes femmes étaient accusées de « hooliganisme et d’incitation à la haine religieuse » lors d’un concert punk dans la cathédrale du Christ-Sauveur. Le groupe avait alors prié la Vierge Marie de chasser Vladimir Poutine du pouvoir.

Les Pussy Riot inculpées firent appel du verdict, et c’est aujourd’hui ce second procès qui se conclut. Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina voient leurs condamnations inchangées. En revanche, Ekaterina Samoutsevitch est acquittée, et donc remise en liberté.

On se souvient que ce procès en appel (il aurait du se tenir le 1er octobre dernier). Il semblerait qu’Ekaterina Samoutsevitch avait révoqué ses avocats, expliquant qu’elle n’était pas d’accord avec la ligne de défense qu’ils souhaitaient adopter.

Sa nouvelle avocate a choisi de désolidariser la jeune femme de ses deux camarades, invoquant que cette dernière n’avait pas pu participer à la prière punk dans la mesure où elle avait été interpellée avant même de pénétrer dans la cathédrale.

Les trois Pussy Riot se sont excusées d’avoir pu choquer par leur action, expliquant qu’il s’agissait surtout d’un acte politique, dirigé avant tout contre le président. « Nous n’avons pas voulu offenser les croyants. Si cela a été le cas, nous nous en excusons. », s’est exprimée Ekaterina Samoutsevitch au nom du groupe. « Nous sommes toutes les trois innocentes. Nous sommes en prison pour nos opinions politiques. », a même renchéri Maria Alekhina.

Si Ekaterina est désormais libre, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina devraient bientôt connaître le camp dans lequel elles seront transférées. Elles se sont excusées, oui, mais ne regrettent rien et sont toujours résolues à ne jamais se taire.