[Live report] Solidays 2017, 2e journée

Publié le 25 juin 2017 à 10:00
Mathieu David Par Mathieu David
Rédacteur

C’est parti pour la deuxième journée de Solidays, 19e édition, avec du soleil, du rock, de la pop et de la bonne humeur pleine de solidarité en cascade !

In The Can

On commence avec un sympathique trio, In the Can, qui avait été séléctionné aux OÜI FM Rock Awards 2017 dans la catégorie Autoprod. S’ils ne s’étaient pas retrouvés parmi les nommés, ils ont tout de même pu faire leur bout de chemin et atterrir sous le chapiteau César Circus, dans la catégorie Musiciens du Métro. Force est de constater qu’ils ont été fort remarqués par les spectateurs présents, grâce à leur charisme et à leur rock accrocheur et empreint de sensibilité. Une bien belle prestation d’un groupe plein d’avenir.

Ko Ko Mo

Toujours dans la catégorie Musiciens du Metro, on a maintenant à faire au power duo Ko Ko Mo, également dans les 30 sélectionnés de la catégorie Autoprod des OÜI FM Rock Awards 2017 et également interviewés par Dom Kiris dans la Sélection BPI d’Au Secours, C’est Du Live! Formés en 2012, ces deux Nantais s’éclatent avec un rock qui regarde dans les yeux les groupes des années 70, façon Led Zeppelin et MC5. Sur scène, ça transpire à mort, ça se donne à fond et le public bien fourni ne manque pas de les gaver d’applaudissements. Une bien belle découverte OÜI FM qui n’en finit pas de grandir.

Cage The Elephant

On passe à la grande scène de la Bagatelle pour accueillir les Américains de Cage The Elephant, qui ont récemment annoncé la sortie d’un live, Unpeeled. Ici, point d’ensemble de cordes, juste une bande de rockeurs prêts à en découdre, à commencer par le chanteur Matt Schultz, qui, en plus de ressembler à s’y méprendre au grand Mick Jagger, adopte les mêmes chorégraphies que le grand frontman de The Rolling Stones dans sa jeunesse. Le bougre danse, se déhanche et ne manque pas d’aller rendre visite au public dès le deuxième morceau du set. Un groupe fort attendu qui arrive sans problème à contenter les espoirs de son jeune public, sans défaillir.

The Strypes

On part maintenant sous la toile de la scène Domino pour un voyage en Irlande avec les quatre énervés de The Strypes, qui pratiquent un rock direct et efficace. Du look élégant du bassiste Peter O’Hanlon à l’excentricité du batteur Evan Walsh, ce joyeux mélange donne un résultat des plus honorables, car les musiciens sont tous ensemble, complices sans être lisses, carrés sans être séparés… du public. La communication est constante, qu’elle vienne du chanteur Ross Farrelly ou des autres, pour une communion complète avec les fans venus en masse à Solidays.

Broken Back

On retourne maintenant à la scène Bagatelle pour y voir les Français de Broken Back. Broken Back, c’est avant tout le projet d’un seul homme, Jérôme Fagnet, qui a été nommé aux Victoires de la Musique. Sa musique, située quelque part entre l’électro et le rock, épaulée par un batteur pieuvre et une multi-instrumentiste de talent, se révèle fort efficace, à la fois dansante et sensible. Une bien belle réussite qui ne manque pas de convaincre le public de Solidays venu en masse pour apprécier cette prestation de toute beauté.



Cocoon

On reste en France avec Cocoon, projet de Mark Dumail, épaulé par des musiciens et musiciennes de talent, pour retranscrire au mieux sa pop « feelgood », qui ne manque pas de faire sourire les festivaliers. Cependant, les textes de Mark ne sont pas tous joyeux, un paradoxe qu’il assume totalement et qu’il ne manque pas de revendiquer, même sur scène, quand son sourire se mélange à la gravité de son regard et quand la rythmique solide vient soutenir les mélodies mélancoliques dont il a le secret.

Isaac Delusion

Toujours dans l’Hexagone, nous passons maintenant à la scène juste à côté, le Dôme, pour voir le concert d’Issac Delusion, groupe de la région parisienne qui joue une pop teintée d’électro avec des parties vocales aux fortes couleurs blues, interprétées brillamment par Loïc. Formé en 2012, ce groupe montre une belle maîtrise de la scène, avec un talent d’interprétation qui n’a d’égal que l’enthousiasme des spectateurs présents, venus nombreux pour assister à une prestation d’exception, peu après la sortie de l’album Rust and Gold, paru au mois d’avril.

Archive

Le clou de la soirée est planté par le groupe britannique Archive, qui mélange habilement rock progressif, trip hop et musique électronique. Les machines futuristes chantent l’espace et les voyages à bord de navettes d’une époque avancée, pendant que les guitares évoquent l’infinité du cosmos. Le chant de Holly Martin s’allie parfaitement à cette ambiance cosmique, qui attire aussi bien les curieux que les experts, qu’ils soient de la Nasa ou de la carrière du groupe. Ce concert est également l’occasion d’entendre en live des morceaux de l’album The False Foundation, sorti en 2016.

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