L’Art dans les jeux vidéo : une exposition pour les gamers, mais aussi les autres

Publié le 8 octobre 2015 à 15:29
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

Jusqu’en mars 2016, le musée Art Ludique de Paris ouvre ses portes aux studios français qui réalisent, produisent, dessinent et créent les jeux vidéo. Le jeux vidéo est-il un art total ? Inévitablement. OÜI FM s’est rendue à l’exposition pour y rencontrer Jean-Jacques Launier, son commissaire.

Pas franchement passionné par les jeux vidéo ? Ce n’est pas grave. L’exposition « L’art dans les jeux vidéo » est un véritable musée et contentera les gamers autant que les autres. Aux travers d’une dizaine de salles, on y découvre la genèse d’un art encore trop souvent méconnu.

Mais à la question « le jeu vidéo est-il art ? », Jean-Jacques Launier préfère affirmer l’existence d’un art total : dessin, musique, création, le jeu vidéo est un ensemble ludique d’un art hétérogène, un art dans différents arts où l’artiste crée pour le public. Rencontre.

L’art à la française. Cette France qui parsème son « exception culturelle » avec un esthétisme sans faille. L’exposition s’intéresse uniquement à ces vagues d’artistes français : Rayman, Assassin’s Creed, Child of Light… un ensemble aux travers desquels les artistes nous apprennent comment ils créaient le monde.

Ce monde justement qui peut aussi avoir existé. Un impressionnant dispositif a été mis en place pour nous plonger dans le Paris de la révolution française. Un Paris qui, pour les plus novices, est l’objet du jeu Assassin’s Creed Unity. Sur un spectaculaire mur incurvé, le spectateur s’immerge et d’une façon ludique, reprend l’histoire. Car comme nous l’apprend Jean-Jacques Launier, le studio qui a réalisé ce jeu s’est aidé d’historiens pour en parfaire le fonctionnement. De croquis des Lapins Crétins, à l’argile représentant des visages de personnages, l’exposition est aussi ludique que créative.

Heavy Rain / Quantic Dream

Artwork de Heavy Rain – ©Quantic Dream

Même sans manette et sans connaissance donc, cette exposition est un bijou aussi visuel qu’historique. Vous avez jusqu’au 6 mars 2016 pour vous y rendre.

Reportage d’Angèle Chatelier