Bohemian Rhapsody : le compte-rendu

Publié le 29 octobre 2018 à 14:33
Dom Kiris Par Dom Kiris
Rédacteur

Voici l’avis de Dom Kiris sur le biopic de Queen.

Ce mercredi 31 octobre sortira Bohemian Rhapsody, le biopic événement qui raconte l’ascension de Queen, groupe désormais entré dans la légende. Dom Kiris, qui vous tient informé sur l’actualité du rock et qui a toujours une bonne histoire à vous raconter, était aux premières loges pour assister à ce spectacle sur grand écran.

Avant même le générique, on rentre dans l’esprit épique hollywoodien quand résonne le thème de la 20th Century Fox réorchestré par Brian May et Roger Taylor pour l’occasion. Sans vouloir jouer le spoiler, le biopic Bohemian Rhapsody commence et se termine par la prestation de Queen au Live Aid en juillet 1985.

En plein jour, le groupe donnait un concert époustouflant de vingt minutes devant 70 000 spectateurs subjugués par le charisme de Freddie Mercury en maître de cérémonie royal. Ce show, retransmis en direct sur les télévisions du monde entier, allait affoler les compteurs des donations pour venir en aide aux pays africains. Impossible de retenir un peu de buée devant les yeux face à cette montée émotionnelle, tellement la reconstitution du festival est bluffante aux détail près. Mieux que les images originales qu’on connait par coeur via Youtube !

C’est le climax d’un scénario se concentrant sur les quinze années d’ascension d’un groupe hors du commun. Porté sur les épaule d’un attachant Rami Malek parfaitement crédible au fil des scènes dans la peau de Freddie Mercury, toutes dents devant, le film ne déroge pas à la règle d’un habituel biopic dans lequel une bande de jeunes musiciens doués souhaitent conquérir le monde. Ce qui me parait un peu juste pour un groupe aussi extraordinaire que Queen.

On n’échappe pas à la sempiternelle romance à l’eau de rose, en l’occurrence celle du chanteur avec la femme qui va devenir sa compagne : Mary Austin. On a alors le sentiment que le film essaie naïvement d’édulcorer toutes les scènes un peu dérangeante sur le milieu gay en occultant presque la vraie nature de Freddie Mercury. Cette vision peu audacieuse que le film véhicule serait en grande partie responsable du changement de réalisateur et d’acteur principal en cours de tournage.

En revanche, toutes les étapes essentielles de la grande épopée musicale de Queen sont assez fidèles, en racontant la naissance leurs grands tubes comme Bohemian Rhapsody, Will We Rock You, Another One Bites The Dust, etc. Ces moments-clé dans la carrière de Queen savent toucher au coeur le fan scotché dans son fauteuil. Quand le film s’achève en apothéose, on comprend que la réussite de Queen reste avant tout la communication établie avec le public. Cependant, on aurait aimé que le film sorte des sentiers battus comme les quatre sujets de sa majesté ont su le faire dans leur musique.

À noter, pour les cinéphiles rock, l’apparition de l’acteur Mike Myers, méconnaissable dans le rôle du directeur artistique du label qui déclare en écoutant le résultat final du morceau Bohemian Rhapsody : “Aucun adolescent ne voudra écouter cette chanson dans sa voiture”. Une référence hilarante à la scène culte de head banging dans son film Wayne’s World qui avait de nouveau hisser le titre en tête des charts en 1992. Cette nouvelle éventualité est tout à fait probable encore cette année puisque tout le film est une ode au sentiment de joie que procure les chansons universelles de Queen.

The Show Must Go On !

– par Dom Kiris –

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