Black Nova de Dagoba : analyse track by track du nouvel album par Shawter et Werther !

Publié le 14 juillet 2017 à 0:00
Matthias Haghcheno Par Matthias Haghcheno
Rédacteur

Shawter (chant et samples) et Werther (basse) vous présentent leur nouvel album, avant sa sortie le 25 août 2017.

Dagoba - Black Nova, le nouvel album

Pochette de l’album

1. Tenebra

C’est l’introduction de l’album. L’idée, c’était de rassembler sur une seule intro tout ce qu’on allait pouvoir retrouver sur l’album : le côté très martial des percussions, les orchestrations, et l’ajout de boucles électro pour commencer à habituer l’auditeur. C’est le type d’intros qu’on adore avoir sur les albums, qui permettent d’enclencher sur un bon gros titre d’entrée.

2. Inner Sun

Tempo et riff très lourds, qui donnent le ton de cet album et qui tranchent avec le précédent, qui était plus thrash, plus speed. Là, on a voulu donner l’impression d’un gros rouleau-compresseur, avec un tempo plus posé, un gros loop electro, pas mal d’orchestrations. Même sans être ouvert sur l’electro, c’est un titre qui reste en tête : le riff est très lourd, presque écrasant, un peu à la Rammstein, tandis que le refrain, très catchy, donne envie de bouger la tête. C’est aussi le premier single clippé ; c’est un des titres-phares de l’album.

3. The Legacy Of Ares

Tempo un peu plus nerveux, très metal 90’s comme on l’a toujours revendiqué, avec un pré-refrain épique, un refrain que l’on peut facilement entonner en chœur en concert, et un pont très martial. Il a ce côté très Dimmu Borgir époque Puritanical Euphoric Misanthropia ou Death Cult Armageddon qui donne envie d’aller dans un pit et headbanguer comme un taré. Ce côté « Dieu de la guerre » en fait un titre indispensable en live.

4. Stone Ocean

Single plus mélodique, avec une modulation inhabituelle au niveau de la voix sur deux des trois refrains, et un pont très très lourd, avec un question-réponse entre l’organique – le groupe – et la machine. C’est un titre marquant par la voix, avec un refrain assez poignant. C’est quand même un album où il y a beaucoup de métaphores qui évoquent la renaissance, le retour à quelque chose de très lumineux.

5. The Infinite Chase

C’est un titre avec un gros côté indus, très rentre-dedans, marqué par des rythmiques syncopées sur les couplets, et cette omniprésence de la machine sur les couplets pour repartir sur des refrains plus chargés, et un final qui risque de faire mouche en festival, avec une petite surprise pour le public à la fin.

Dagoba, de retour en forme en 2017

6. The Grand Emptiness

Là, on lorgne plus sur le black metal symphonique, avec un tempo assez élevé, assez martial également. On aurait pu ajouter des éléments symphoniques sur le pont, mais on a fait le choix de continuer sur les machines, et ça donne un vrai relief à cette chanson.

7. Lost Gravity

C’est un titre comme on a l’habitude de faire depuis le début de notre discographie : un vrai single pas prise de tête, avec une structure simple, qui groove et donne envie de se défouler, et un chant mélodique quasiment du début à la fin. C’est le metal qu’on aime aussi : des lignes de voix dont on peut se rappeler facilement, mais aussi l’un des ponts les plus lourds de tout l’album.

8. Fire Dies

Retour à nos amours thrash : tempo rapide, circle pit, wall of death ! Du Dagoba sous testostérone, un titre simple, brutal, sans concession, une grosse mandale dans la gueule et les oreilles, mais au niveau des paroles quelque chose de profond : si le feu se meurt, il ne peut y avoir d’autre alternative que la fin.

9. Phoenix et Corvus

On reste dans le champ lexical de l’astronomie, voire de l’astrologie. La vraie innovation de ce titre, c’est la place laissée aux chorus guitars, chose qu’on n’avait jamais développée jusqu’à maintenant. Un couplet et un final très « Panteresque » – nos références 90’s sont toujours vivaces ! – très lourd, qui illustre bien l’envie de dynamique différente, et qui laisse à chacun une possibilité d’interprétation, qui risque de surprendre les gens.

10. Vantablack

Ce titre a été composé après l’arrivée de JL et Bastos. Comme ce dernier est un gros technicien, et que son credo c’est un peu la vitesse, on a un tempo que nous n’avions jamais atteint auparavant ; en cela, elle se rapproche un peu du black metal. Mais les riffs sont très lourds, inspirés du titre My Friends of Misery de Metallica. C’est quelque chose qu’on n’a jamais vraiment entendu dans la musique du groupe, et le chant y est très poignant : malgré son titre, les paroles se veulent réellement porteuses d’espoir.

Propos recueillis par Philippe Jawor

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