Prince

Prince

Prince est un musicien, chanteur, compositeur et producteur américain.  

Prince est souvent considéré comme un des musiciens les plus doués de tous les temps, mais aussi le plus mystérieux. Stakhanoviste tout au long de sa carrière, l’artiste sort des albums à un rythme frénétique, réalise des films, trouve encore le temps de collaborer à d’autres projets…. Prince révolutionne la musique, mais aussi l’industrie du disque et les rapports entre l’artiste et son public. Il est aussi réputé, et c’est parfois source de dérision, pour avoir endossé de nombreux pseudonymes, dont le plus célèbre, dans les années 90 est le symbole imprononçable, que les journalistes appelleront Love Symbol ou encore TAFKAP (The Artist Formerly Known As Prince).

Virtuose, Prince joue d’une vingtaine d’instruments, et produit un son hybride de rock, de pop et de funk, s’aventurant parfois sur les terrains de la dance. Et son influence dans ces domaines est également indéniable, citée par de nombreux artistes en référence. Prince maîtrise tout de A à Z sur ses disques : il écrit, compose, chante, joue de tous les instruments, produit… on ne lui trouve donc pas d’égal à cette échelle, compte tenu que plusieurs albums de Prince se sont écoulés à plus de 5 millions d’exemplaires.

Prince Rogers Nelson naît à Minneapolis en 1958. Son père, John Nelson, est, à côté de son travail de plâtrier, un virtuose du jazz. Prince, c’est donc son vrai nom, joue du piano dès l’âge de sept ans, commence la guitare à treize, la batterie à quatorze, en autodidacte. Adolescent, il forme son premier groupe, Grand Central (qui deviendra plus tard Champagne). Alors que Prince a 18 ans, le groupe enregistre sa première démo, qui séduit Owen Husney. Il deviendra le premier manager du chanteur, et négociera pour lui son premier contrat avec Warner Bros, en 1978.

Son premier album, For You, sort en avril 1978, porté par le très érotique single Soft and Wet, puis I Wanna Be Your Lover (qui se classe onzième des charts pop, premier en R&B). Déjà, en 79, Prince sort un deuxième album éponyme, avec le single Why You Wanna Treat Me So Bad ?.

Dirty Mind sort en 1980 : vague concept album, qui présentent entre autres les chansons Head ou Sister, qui abordent le sexe oral et l’inceste achèvent de confirmer l’image sulfureuse de Prince. L’album Controversy suit en 1981, et comme le précédent, il fut disque de platine.

S’il s’était entouré d’Andre Cymone à la basse (son ami d’enfance), Dez Dickerson à la guitare, Gayle Chapman et Matt Fink aux claviers, et Bobby « Z » Rivkin à la batterie, la formation évolue un peu pour la tournée de Dirty Mind. Lisa Coleman remplace Chapman, et Dickerson quitte le groupe pour se lancer dans une carrière solo (bien vite avortée). Il est remplacé par Wendy Melvoin. A l’époque, Prince se présente souvent  .sur scène en bikini noir sous un trench

Le double album 1999 atteint en 1982 un nouveau niveau de pop. On en retient les titres 1999 et Little Red Corvette. Le clip de cette dernière est sans doute, à l’époque, l’une des rares vidéos d’artistes noirs jouée régulièrement sur les chaînes musicales.

C’est à cette époque que Prince prend sous son aile un autre groupe de Minneapolis, Time. Leurs deux premiers albums seront disques d’or. Il produira aussi le trio de filles Vanity 6 jusqu’en 1983. S’il le fait sous le pseudonyme Jamie Starr et nie son implication, les deux groupes l’ont accompagné en tournée.

Prince devient véritablement une star incontestable en 1984 avec Purple Rain, film en partie autobiographique tourné à Minneapolis, car le chanteur est toujours très attaché à sa ville natale. Le succès est énorme, et l’album qui accompagne le film s’écoule à 13 millions d’exemplaires, porté par les singles Purple Rain, When Doves Cry, entre autres. En 1985, Prince et le groupe qui l’accompagne alors (Revolution) remportent le Grammy Award du Meilleur Groupe de Rock pour l’album Purple Rain, et celui de la Chanson de l’année pour I Feel For You. Purple Rain vaudra d’ailleurs à Prince bien d’autres récompenses encore cette année-là.

Le psychédélique Around the World suit en 1985, mais déçoit globalement la critique et le public. Cette même année, Prince créée ses propres studios et son label, Paisley Park.
En 1986, Prince sort son deuxième film, Under the Cherry Moon, ainsi que sa bande originale Parade, sur laquelle on retrouve l’énorme tube Kiss, et deux autres succès mineurs, Mountains et Anotherloverholenyohead.

L’année suivante, Prince congédie le groupe Revolution, pour ne garder près de lui que Matt Fink, et faire appel à d’autres musiciens. Mais c’est encore seul maître à bord qu’il enregistre Sign ‘O’ the Times en 1987, souvent considéré par la critique comme le retour aux sources. Fort des succès du duo avec Sheena Easton sur U Got the Look et du pop I Could Never Take the Place of Your Man, Prince part en tournée en Europe avec son nouveau groupe, pour présenter un show chorégraphié et théâtral. Il ne tournera pas aux Etats-Unis, se contentant d’y sortir un film avec des extraits d’un concert filmé à Rotterdam.

Cette même année, les rumeurs vont bon train quant à un nouveau projet de Prince, The Black Album. La date de sortie est maintenue secrète, l’album est pressé en série limitée et numérotée… Mais finalement, Prince change d’avis à la dernière minute ! Et The Black Album deviendra l’album le plus piraté de l’histoire de la pop !

En 1988, Prince sort Lovesexy, dont on ne retiendra qu’un succès, Alphabet St. Mais Prince repart en tournée américaine pour la première fois depuis quatre ans.
En 1989, ilparticipe à la bande originale du film Batman de Tim Burton, et l’extrait Batdance se classera premier, tout comme Kiss déjà trois ans plus tôt.

Prince entre dans la nouvelle décennie avec le film Graffiti Bridge. Il s’agit d’une suite de Purple Rain. La critique est désastreuse, et c’est aussi un échec commercial. La bande originale, elle, se classe pourtant sixième, notamment avec le succès Thieves in the Temple.

Début 1991, alors qu’il vient d’ouvrir une boîte de nuit à Minneapolis, le Glam Slam, Prince présente son nouveau groupe, New Power Generation. Cette même année, l’artiste sort Diamonds and Pearls, avec les lascifs Gett Off et Cream. L’année suivante, il deviendra vice-président de Warner Bros, lors de la reconduite de son contrat avec la maison de disques.
L’album suivant, en 1992, a pour titre les symboles masculins et féminins entrelacés. On y trouve les singles 7, My Name Is Prince, et Sexy M.F..

En 1993, Prince va toujours plus loin dans l’excentricité : Il change son nom pour celui de son album précédent, le symbole imprononçable. Tour à tour Symbol Man, Glyph, The Artist Formerly Known As Prince, TAFKAP devient finalement dans les médias the Artist. Cet épisode nuit surtout à sa crédibilité, car la décision de « l’artiste anciennement connu sous le nom de Prince », donc, est bien souvent tournée en dérision dans les médias. Et pourtant, elle trouve ses fondements dans une bataille que Prince mène alors contre sa maison de disques, Warner Bros. En effet, l’artiste souhaite claquer la porte de la major, et pour cela, il choisit de sortir ses nouveaux albums en son –nouveau– nom, puisque Prince « appartient » toujours à Warner.

C’est ainsi qu’il sort un nouveau single, The Most Beautiful Girl in the World sur le label indépendant Bellmark Records. Warner déclare autoriser cette « expérience » sur la demande de l’artiste, mais aussi qu’elle assurera les sorties futures. Les relations avec Warner sont pourtant loin d’être aussi simples pour l’artiste qui se considère alors comme un esclave de l’industrie musicale. A l’époque, il se produit sur scène avec le mot Slave (esclave) inscrit au feutre sur la joue.
Il sortira tout de même encore d’autres albums chez Warner, pour honorer son contrat : The Gold Experience en 1995, Chaos & Disorder, et The Vault : Old Friends 4 Sale en 1996.

En 1996, le bien nommé Emancipation sortira sur son propre label NPG (New Power Generation), distribué par Capitol/EMI. Il sera sacré double disque de platine. C’est à cette époque que l’Artiste épouse Mayte Garcia (22 ans), choriste et danseuse dans son groupe. Ensemble, ils ont un fils qui ne vivra que quelques jours, succombant à une malformation rare de la boîte crânienne.

L’Artiste sort de ses archives une compilation de quatre disques, Crystal Ball en 1998. Le coffret s’accompagne d’un disque acoustique, The Truth. Quelques mois plus tard, il est suivi d’un album au format plus conventionnel, New Power Soul.

A l’aube du nouveau millénaire, Warner et l’Artiste resortent chacun 1999. A la fin de cette année, Prince sort un nouvel album, Rave Un2 the Joy Fantastic, sur lequel la chanteuse folk rock Ani DiFranco et le rappeur Chuck D. apparaissent. Le 31 décembre 1999, son contrat avec la Warner touchant enfin à son terme légal, Prince « récupère » totalement l’usage de son nom.

En 2001, Prince publie The Rainbow Children, chargé d’influences jazz, mais surtout, au niveau des textes, de la récente conversion du chanteur à la religion des Témoins de Jéovah. En 2003, ce sont N.E.W.S., album instrumental, et One Nite Alone… Live !, triple album, qui suivent.

En 2004, Prince est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame. La même année, il sort Musicology, délicieusement old school, qui sera suivi d’une tournée. Deux ans plus tard, 3121 propose une variante de l’album précédent. Enfin, en 2007, c’est au tour de Planet Earth, puis LOtUSFLOW3R en 2009, qui confirment que Prince a toujours bel et bien sa place parmi les géants de la pop internationale, brassant encore et toujours des influences éclectiques.

(Source : Biographie de Prince, dans

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