Led Zeppelin

Led Zeppelin

Led Zeppelin est un groupe de rock-psychédélique anglais fondé en 1968 à Londres par Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham. Le groupe se dissout en 1980, suite au décès de son batteur.

C’est en 1968 que Jimmy Page, guitariste des Yardbirds, réunit à ses côtés le clavieriste John Paul Jones, le batteur John Bonham et le chanteur Robert Plant pour relancer son groupe alors en perte de vitesse. Référence incontournable du rock’n’roll, Led Zeppelin est un mélange entre standards de blues, folk, et des morceaux plus corrosif, à l’origine du hard rock. En peu de temps, ils deviennent l’une des formations les plus influentes de l’histoire de la musique.

Des New YardBirds à Led Zeppelin

Dans une Angleterre hystérique à chaque apparition des Beatles ou des Rolling Stones, le jeune James Patrick Page dit Jimmy Page, l’un des guitaristes les plus prisé de l’époque, rejoint à l’été 1966 les Yardbirds suite au départ précipité d’Eric Clapton. Rapidement, les discordes au sein du groupe s’accumulent entre les musiciens et Jimmy Page se retrouve seul capitaine du navire. En juillet 1968, c’est au côté de Peter Grant, le manageur-catcheur du groupe, que les deux hommes se mettent à la recherche de nouveaux membres en vue d’une prochaine tournée scandinave prévue en septembre. C’est alors qu’ils recrutent le bassiste John Paul Jones, un jeune hippie d’une vingtaine d’année membre des Hobbstweedle, Robert Plant, et son ami le batteur John Bonham, tout deux originaire de la banlieue défavorisée de Birmingham. La magie opère rapidement au sein du nouveau quatuor, rebaptisé « the New YardBirds ». Jimmy Page convient ensuite d’un nouveau nom pour le groupe, « Led Zeppelin », « dirigeable en plomb » en anglais : « Led Zeppelin, ça ressemblait un peu à Iron Butterfly (papillon de fer), avec une connotation de lourd et léger à la fois ». Ne parvenant pas à percer en Angleterre où la pop domine encore trop largement, c’est aux Etats-Unis que Led Zeppelin construit sa réputation et rencontre ses premiers grands succès.

Led Zeppelin I, II, III

Le premier album de Led Zeppelin, Led Zeppelin I, entre dans le top 10 des charts américain et se classe sixième en Angleterre, à la surprise générale. L’album, signé par Atlantic Records, est en fait un live enregistré lors d’une tournée en Angleterre. On y retrouve Dazed and Confused, morceau phare du groupe, célèbre pour ses longues improvisations et l’utilisation d’un archet par Jimmy Page sur les cordes de sa guitare. Entre deux concerts, le groupe enregistre son deuxième album, Led Zeppelin II, qui rencontre un succès immédiat et scelle l’acte de naissance du hard rock avec des morceaux comme Heartbreacker ou Whole Lotta Love. Pour le biographe Barney Hoskyns, Whole Lotta Love était “le cri de guerre d’une génération d’ados paumés en quête de magie dans leur vie de banlieusards ». En à peine 2 ans, Led Zeppelin a le vent en poupe et n’a plus de compte à rendre à personne. Le groupe assoie l’ère du rock sous acide, des concerts parfois violents, des chambres d’hôtel saccagés lors des tournées et se construisent une image de joyeux perturbateurs vers lesquels se ruent les teenagers anglo-américains. En septembre, le célèbre magazine rock anglais Melody Maker élise Led Zeppelin meilleur groupe de rock de l’année. Le troisième album, Led Zeppelin III, sort en 1970.

Apogée
En 1971, Led Zep rencontre un succès retentissant après la sortie de Led Zeppelin IV au sein duquel on trouve les désormais les cultissimes Black Dog, Going to California mais surtout Stairway To Heaven. Un mélange de rock décapant et de psychédélisme, alternant constamment entre lourdeur et légèreté, puissance et sensibilité. A cela s’ajoute une grande maîtrise de la scène, un sens aigu de l’improvisation, les riffs assassins de Jimmy Page, sans oublier la puissance vocale de Robert Plant.

Led Zeppelin on tour !

Le groupe enchaîne les tournées à une cadence infernale : 450 concerts au compteur en seulement 4 ans. Des Etats-Unis au Japon en passant par l’Europe, le quatuor anglais vit à 100 à l’heure, au rythme de son succès. En 1973, sort Houses Of Holy, cinquième album du groupe. Pour la 9e fois, Led Zeppelin part aux Etats-Unis pour 3 mois de concerts. Pour faciliter les déplacements du groupe, le manager Peter Grant achète à la troupe son célèbre Boeing 707 redécoré aux couleurs du groupe et baptisé « Starship ». En mai, Led Zeppelin pulvérise le record d’affluence détenu par les Beatles avec 56 800 personnes présentes au stade de Tampa en Floride. Faute d’avoir trop forcé sur sa voix, Robert Plant doit subir une opération et l’aventure zeppelinienne marque un temps d’arrêt en 1974.

Le « Chant du Cygne »

Soucieux d’avoir un droit de regard total sur leur production, Led Zeppelin crée sa propre maison de disque en 1974, Swang Song Records. Le groupe sort le double disque Physical Graffiti qui s’accompagne d’une nouvelle tournée US avec des concerts de presque 4 heures, puis d’une tournée mondiale direction l’Australie, le Japon et l’Amérique du Sud : le repos fut de courte durée. En 1975, le Dirigeable est un véritable avion de chasse mais la tournée mondiale s’arrête brutalement suite à l’accident de voiture de Robert Plant. Robert Plant en fauteuil roulant, le groupe enregistre en 1976 un septième album, Presence, enregistré en seulement 18 jours. Le disque ne contient aucune chanson acoustique mais en revanche de nombreuses pistes de guitare, comme en témoigne le titre Achilles Last Stand.

Destroyer…

En avril 1977, le groupe part pour une 11e tournée américaine surnommée Destroyer et annonce le début de la fin pour le groupe. De plus en plus dépendant à la drogue, Jimmy Page multiplie les scandales et John Bonham sombre dans l’alcool. Malgré tout, la tournée bat tous les records : le groupe remplit six soirs de suite le Madison Square Garden à New York, une grande première ! La tournée est brutalement stoppée à l’annonce du décès du fils de Robert Plant, marquant également une rupture entre le chanteur et Jimmy Page jusqu’en 1979. À la fin de l’été, Led Zeppelin se relève et sort un nouvel album, In Through The Out Door. Cette fois, le groupe a recourt à une utilisation plus systématique du synthétiseur notamment dans Carouselambra ou All my love.

Décès de John Bonham

Le 28 septembre 1980 Led Zeppelin perd son batteur des suites d’une surconsommation d’alcool. Le groupe ne se relèvera pas et se dissout deux ans plus tard. Un dernier album, Coda, sort en 1982 et contient des chansons enregistrées avant la mort de John Bonham.

L’après Led Zeppelin

En 1994, soit quatorze ans après la séparation du groupe, Jimmy Page et Robert Plant soufflent sur les braises et sortent un album live, No Quarter: Jimmy Page & Robert Plant Unledded, enregistré dans le cadre des sessions MTV Unplugged. La sonorité se veut orientale sur certaines chansons empruntées aux précédents albums. Dans les dernières années, Led Zeppelin mélange les influences funk, reggae. La sortie de l’album s’accompagne d’une tournée avec un arrêt aux Festival les Eurockéennes en 1995. En 1998, le duo sort un nouvel album studio, Walking Into Clarksdale, uniquement composé de titres inédits.

Récompenses

En 1995, Led Zeppelin entre au Rock’n’roll Hall Of Fame. Avec 200 millions d’albums vendus, Led Zep devient le 5e plus gros vendeurs de disque de la planète. Le prix Polar Music revient au groupe en 2006. Un concert exceptionnel est donné à Londres en 2007 pour renre hommage à Ahmet Ertegun, fondateur d’Atlantic Records, avec à la batterie le fils de John Bonham. En 2011, le Rolling Stones magazine, qui n’a pas toujours été très tendre avec le groupe à ses débuts, classe Jimmy Page 3e meilleur guitariste de tous les temps.

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