[Vidéo] « America’s Musical Journey » : sur les terres de ceux qui ont fait l’histoire de la musique américaine

Publié le 4 juin 2018 à 15:13
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

Il parait que « partager une chanson qu’on aime nous rapproche les uns des autres ». C’est une évidence mais le chanteur et compositeur Aloe Blacc a voulu le rappeler – et surtout le montrer – en sillonnant les États-Unis pour faire découvrir les joyaux musicaux du pays, son histoire et ses artistes. En résulte le film America’s Musical Journey, projeté à la Géode (Paris) jusqu’au 8 juillet 2018. 

What a Wonderful World, disait Louis Armstrong mais à la Géode mercredi 30 mai, c’était plutôt « What a Wonderful America ». A travers le film promotionnel America’s Musical Journey, le chanteur soul Aloe Blacc fait sillonner les États-Unis pour tenter de faire découvrir l’histoire passionnante de la musique américaine. Du jazz, de la soul, du rock ; de Memphis, à la Nouvelle Orléans. Le challenge ? Composer un titre qui mélange les influences de tous les États visités – et faire rêver l’Amérique aussi.

Aloe Blacc est un véritable melting-pot des genres : il fait ses débuts avec le DJ et producteur Exile. Ensemble, ils fondent le groupe de rap Emanon. Presque dix ans plus tard Aloe Blacc, en solo, prend rapidement un tournant pop. Son tube Wake me Up, produit en collaboration avec le regretté DJ Avicii, est planétaire mais n’a surtout rien à voir avec ses premières productions. Dans America’s Musical Journey, il raconte comment les artistes des États-Unis, ceux qui ont fait l’histoire de la musique américaine continuent d’être dans son sang. Au coeur même de sa musique. Dans America’s Musical Journey, réalisé par MacGillivray Freeman’s Film, le fantôme de Louis Armstrong, celui d’Elvis Presley, aussi, résonnent.

  • Un artiste à chaque port

Le but d’America’s Musical Journey – outre des images panoramiques et un discours candide de l’histoire musicale du pays qui n’a pour but que de nous faire prendre un vol illicopresto – est de partir à la rencontre des artistes de chaque États visité. La Nouvelle-Orléans est la terre natale du géant trompettiste et chanteur Louis Armstrong, « le fil conducteur de tout le film », raconte Aloe Blacc. Sur le sol de Louisiane, l’interprète de I Need a dollar rencontre Jon Batiste. Son groupe, The Stay Human Band, est estimable à l’infini et l’artiste est aussi co-directeur du musée du jazz à Harlem.

Après un passage par Chicago et Detroit – où il part notamment à la rencontre d’un groupe de gospel époustouflant, The Detroit Youth Choir -, Aloe Blacc prend le large vers New York, véritable empire de la musique – si l’on devait le dire. Nous apprenons d’ailleurs que là-bas, en 2017, le hip-hop a détrôné le rock à la place du genre de musique le plus écouté. A Miami, Aloe Blacc rencontre la superstar cubano-américaine Gloria Estefan et son mari Emilio. Dès 1989, son premier opus Cuts Both Ways, trois fois disque de platine. Elle fait partie aujourd’hui des artistes d’Amérique latine les plus influentes du monde. Dans le Memphis, c’est le banjo qui est à l’honneur : Willow Osborne, à seulement 17 ans, en est une prodige.

Toutes ces rencontres semblent avoir été des carrefours de moments de vies intenses, musicaux, placés sous le signe du partage. Le film – quoi que très musical, tout de même -les montre peu, préférant laisser le spectateur contempler les plans dantesques du pays. Qu’on ne s’y méprenne pas cependant : visionner un film avec des plans de paysage aussi époustouflant sur fond de musique légendaires est une expérience aussi déroutante qu’estimable et frissonnante (surtout à la Géode : les films y sont projetés au format IMAX sur un écran géant de 26 mètres de diamètre et de 1000 m2 de superficie, comme si nous y étions). Brand USA, l’organisme de promotion des États-Unis à travers le monde a trouvé là – grâce au rock n’ roll, au jazz et à la soul – l’astuce pour que les spectateurs n’aient qu’une envie : sillonner eux aussi, les États-Unis.

America’s Musical Journey est un film de MacGillivray Freeman produit en association avec Brand USA et présenté par Expedia. Il est en diffusion à la Géode (Paris) jusqu’au 8 juillet 2018.