Visiter un musée grâce à son smartphone ? C’est désormais possible

Publié le 15 juillet 2015 à 13:04
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

Sensibiliser à l’art, c’est le but des entreprises culturelles, et plus particulièrement des musées en mettant en place des réalités virtuelles. Grâce à Periscope notamment, l’application de Twitter créée en mars 2015, les musées cherchent à toucher un plus large public en offrant des visites… depuis son smartphone.

La première session live de visite virtuelle a été mise en place au British Museum qui a proposé une visite exclusive de 30 minutes de l’exposition «Defining beaty : the body in ancient Greek art» à travers l’application Periscope. Les internautes ont même pu poser des questions aux guides via Twitter.

Numérique et réalité virtuelle, avenir des musées ? En France, c’est le Grand Palais qui s’est initié à cette pratique en offrant une visite virtuelle le 2 juillet dernier de l’exposition Velázquez.

Pour le Conseil des Musées de Poitou-Charentes par exemple, ce dispositif est révolutionnaire. Il permettrait de mettre en contexte un objet ou un bâtiment, d’attirer l’attention sur les détails, de disposer d’une œuvre de référence à côté d’une œuvre inspirée… Bref, autant de moyens de démocratiser l’art.

La réalité virtuelle et les droits d’auteurs

Dès l’annonce de ce type d’évènements via Periscope, les organisateurs d’évènements sportifs et les producteurs de cinéma ont violemment réagi selon le journal Club Innovation Culture. Cela bouleverserait les habitudes de consommation des médias et susciterait des craintes quant au respect des droits d’auteurs.

Qui dit nouveautés numériques dit nouveaux droits. La réalité virtuelle, popularisée depuis seulement quelques mois, engage un nouveau patrimoine intellectuel. En effet, quid des droits d’auteurs dans ce cas de figure de diffusion culturelle ? Selon l’article L.112-1 du Code de la Propriété Intellectuelle, « le patrimoine intellectuel protégeable par le droit d’auteur, protège les « œuvres de l’esprit » originales quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination« . Le graphisme, les dessins, les compositions musicales, sont des éléments protégeables par le droit d’auteur. Dès lors, dans le droit, ces éléments fusionnent avec le réel et en ont donc les mêmes droits.

Alors, bonne ou mauvaise idée ?

Angèle Chatelier