Scissor Sisters – Night Work

Publié le 17 juin 2010 à 11:13
oui fm radio rock Par oui fm radio rock
Rédacteur

SCISSOR SISTERS
Nouvel Album – « Night Work »
Disponible le 28 Juin
www.scissorsisters.com

C’était en 2009 et Jake Shears était à Berlin.  Il dansait.  “Parfois lorsque je regardais les gens autour de moi je trouvais qu’ils avaient l’air hors du temps. Je me sentais incapable de dire dans quelle décennie nous étions.”

C’était donc en fait trois ans après la sortie du deuxième album des Scissor Sisters (qui, à l’instar de son prédécesseur, s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires rien qu’au Royaume-Uni), et un an avant celle du troisième. C’est en regardant tous ces corps en mouvement que Jake allait trouver l’étincelle qui déclencherait le feu qui brûle au cœur de Night Work, un nouvel album résolument pêchu, truffé de titres extrêmement dansants faits pour s’éclater jusqu’au bout de la nuit. Loin d’être avare en morceaux, Night Work est plutôt un album noctambule avec effectivement une âme intemporelle. “C’est un disque de rêve,” déclare Jake. “C’est tout ce que nous n’avons pas été capables de produire auparavant.”

Difficile en effet d’imaginer un retour plus réussi que celui de l’euphorisant single Fire With Fire, un conte épique de batailles perdues et gagnées, d’une victoire arrachée face à une redoutable défaite. “C’est sur toutes ces horreurs qu’on a dans la tête avec le temps qui passe et toutes ces choses qui semblent s’éloigner de plus en plus, les minutes s’écoulent et c’est de pire en pire,” explique Jake. “C’est une rébellion contre les pensées autodestructrices qui nous envahissent. Lorsqu’une chanson me bouleverse, je sais qu’elle est bonne et je dois avouer que celle-ci m’a fait pleurer deux fois. C’est un titre triomphant, qui concerne tout le monde, il n’y a aucune subtilité particulière et je l’adore.”

L’histoire de Night Work a en fait commencé après les concerts de Scissor Sisters en tête d’affiche du O2 Arena de Londres en 2007, lorsque le groupe est retourné directement en studio pour y travailler cinq jours par semaine. Scissor Sisters aurait très bien pu sortir un album il y a deux ans, mais comme l’explique Babydaddy : “Nous avions plein de titres, mais ça n’avait pas de sens. Nous voulions trouver une bonne raison et apporter vraiment quelque chose.” Et Jake de confirmer : “Cela n’avait aucun sens et nous ne savions pas ce que nous voulions dire.” Le groupe a alors décidé d’essayer de faire autre chose. Babydaddy s’est mis à la peinture, Ana s’est lancée dans l’écriture créative et Del a sorti des projets en solo. Quant à Jake, il a écrit une comédie musicale mais surtout il est allé à Berlin. Là-bas il a dansé et s’est laissé envoûter par les dance-floors de la ville, où perdant toute notion de temps il s’est posé la question de savoir ce qui aurait pu se passer après 1984 ? “J’ai commencé à repenser à New York et aux boîtes new-yorkaises des années 70 et 80 où il y avait une telle énergie, une telle flamme. Puis tout le monde est mort. La fête s’est terminée dans un contexte particulièrement tragique. Toute une génération avait disparu. Cela m’a amené à me demander dans quelle direction allait cette musique de l’époque ? Dans quelle direction allaient Sylvester, Frankie et tous les autres ? Que ce serait-il passé si cela avait continué ? Qu’en serait-il si on revenait au moment où ça s’était arrêté ? Je voulais savoir comment la musique aurait évolué.” C’est en fait dans cette fraction de seconde que Night Work est né.

Night Work est un disque qui résume bien ce que nous sommes. C’est un peu la quintessence de nous-mêmes.” Si l’on reconnait certes quelques influences majeures – de Giorgio Moroder à The Cult et Frankie Goes to Hollywood jusqu’à ZZ Top, au bout de trois albums Scissor Sisters a néanmoins élaboré un son qui lui est propre et est parvenu à raviver la magie qui lui a permis de passer des bars gays de New York à la scène du Royal Albert Hall. Un son admirablement incarné dans le titre qui clôt cet opus, l’inoubliable Invisible Light qui marquera certainement plusieurs générations de clubbeurs. “C’est un titre qui restitue ce moment, lorsqu’on sort où l’on s’éclate vraiment et on a l’impression que cela va durer une éternité,” déclare Jake.

Quelle impression cela fait d’être un Scissor Sister en 2010 ? Babydaddy a la réponse : “Celle d’être fin prêt.”

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