Nouvelles révélations accablantes sur Bertrand Cantat

Publié le 30 novembre 2017 à 18:02
Matthias Haghcheno Par Matthias Haghcheno
Rédacteur
Nouvelles révélations dans l'affaire Cantat

Capture d’écran YouTube

Une enquête du Point apporte de nouveaux éléments plus que troublants.

16 mars 2004, Vilnius, Lituanie. Le procès de Bertrand Cantat, chanteur du groupe Noir Désir aux côtés de Serge Teyssot-Gay (guitare), Jean-Paul Roy (basse) et Denis Barthe (batterie), s’ouvre enfin, quelques mois après la mort de Marie Trintignant, qui succomba aux blessures que lui infligea son amant dans la nuit du 27 au 28 juillet 2003. Lors des premières audiences, les autres membres du groupe ainsi que la femme du chanteur, Krisztina Rády, témoignent en sa faveur : « Bertrand n’a jamais levé la main sur quiconque avant le 27 juillet 2003. Ni sur moi, ni sur une autre. » avait déclaré cette dernière, corroborant les propos des trois autres témoins présents.

Une défense qui semble se fissurer aujourd’hui à la lumière d’une enquête réalisée par Le Point, dans laquelle un des trois musiciens (qui a souhaité rester anonyme) change de version :

Krisztina m’a vu et elle m’a demandé, à moi et à tous les autres membres du groupe, de cacher ce que l’on savait. Elle ne voulait pas que ses enfants sachent que leur père était un homme violent. Je savais qu’il avait frappé la femme avec qui il était avant Krisztina. Je savais qu’il avait tenté d’étrangler sa petite amie, en 1989. Je savais qu’il avait frappé Krisztina. Mais, ce jour-là, nous avons tous décidé de mentir. Nous étions tous sous son emprise. Et nous pensions qu’il se soignerait.

Une information confirmée par un journaliste bordelais, comme le souligne Le Figaro :

Beaucoup de gens dans le milieu bordelais savaient que Krisztina avait été battue avant l’affaire Vilnius, mais ils se sont tus.

Trois ans et demi après son incarcération, Bertrand Cantat est relâché de la prison de Muret près de Toulouse pour bonne conduite. Il se réinstalle avec sa femme, dans une relation « libre » mais toujours houleuse, durant laquelle Cantat se montrera très menaçant vis-à-vis de l’amant de sa femme, François Saubadu. Ne supportant pas qu’elle puisse fréquenter un autre homme, les violences psychologiques se seraient multipliées – ce qui n’empêchera pas Krisztina de revenir vers lui, encore et toujours. Une voisine de l’époque, chez qui les enfants furent confiés lors d’un moment particulièrement difficile, témoigne : « Krisztina semblait être à la fois sous emprise, amoureuse, tiraillée et perdue. »

Le 10 janvier 2010, Krisztina Rády se pend dans la chambre de sa maison de Bordeaux. C’est leur fils de 12 ans, Milo, qui la retrouve. Si la piste du suicide est naturellement retenue à la lumière de l’enquête, les deux parties s’écharpent sur les raisons qui ont poussé la femme à passer à l’acte : l’avocate Yael Mellul déplore une certaine négligence, là où Maître Lévy, avocat de Cantat, rappelle que « deux parquetiers, deux équipes de police et deux médecins légistes se sont penchés sur le dossier. »

Un dossier manifestement en phase d’être réouvert malgré les réticences de la famille Rády, au vu des nouveaux éléments apportés par l’enquête du Point : des mails, des SMS ainsi qu’un long message vocal (sept minutes) aussi décousu qu’inquiétant…

-Via-

Note de la rédaction :

Ces nouvelles révélations ne sont en aucun cas à lier au choix de diffusion du titre L’Angleterre, premier extrait du futur album solo de Bertrand Cantat, ou de tout autre morceau de Noir Désir sur nos ondes. OÜI FM respecte les artistes et leurs productions, tout comme elle se bat fermement et sans ambiguité aucune contre toutes formes de violences.