Noel Gallagher : L’Album de la semaine sur Canal +

Publié le 6 janvier 2012 à 0:01
Cécile Descamps Par Cécile Descamps
Rédactrice

Noel Gallagher - L'Album de la semaineSamedi 7 janvier 2012 à 11h30 en clair sur Canal +, retrouvez Noel Gallagher pour Noel Gallagher’s High Flying Birds !

Mon manager m’a demandé qui étaient les High Flying Birds. Personne en particulier. Noel Gallagher’s High Flying Birds, c’est moi et quiconque se trouve dans les parages au moment où je fais un truc, quel qu’il soit, un genre de collectif assez libre”. Ainsi parle Noel Gallagher, alors qu’il aborde une nouvelle étape de son étrange et sinueux parcours. Gallagher a commencé sa carrière musicale en chargeant et déchargeant les amplis du bus de tournée de The Inspiral Carpets. Puis il a saisi les voix, les espoirs et les rêves de millions de gens avec Oasis, qui allait devenir le plus grand groupe de ces deux dernières décennies. Aujourd’hui, il vient juste de façonner un chef-d’œuvre qui reprend la marque de fabrique de Noel Gallagher — des couplets mélancoliques, des refrains euphoriques, l’idée que tout ira bien quand la pluie s’arrêtera — et lance le tout dans le cosmos.

Noel Gallagher’s High Flying Birds décolle dans des directions qu’Oasis n’aurait jamais pu prendre. De The Death Of You And Me, avec son rythme de ragtime New Orleans, à Everybody’s On The Run, drame chargé de cordes inspiré d’Ennio Morricone, en passant par le crescendo de chœurs de (I Wanna Live In A Dream In My) Record Machine, c’est un album épique, ambitieux, aux couleurs de l’arc en ciel. Le produit d’un esprit curieux, gonflé à bloc par de nouvelles découvertes autant que par un besoin fondamental et inextinguible de faire passer un message au monde.

« Les gens vont penser que cet album était une décision consciente de faire quelque chose de différent, » dit Gallagher. « Ça ne s’est pas passé comme ça. C’est juste ce qui est venu. Je ne critiquerai jamais Oasis parce que j’adorais être dans ce groupe et que j’en avais la responsabilité, mais il y avait toujours cette pensée : qu’est-ce que ça va donner à Wembley, devant 70 000 personnes braillant pour s’éclater ? Cette fois-ci, je n’Avais pas à y penser. J’ai un gars qui joue des verres à vin sur une chanson, d’une scie sur une autre. Ce n’est pas Oasis. Je ne sais pas ce que c’est… pour le moment. »