Dmitriy Morozov, cet homme qui fait de la musique… avec son sang

Publié le 21 mars 2017 à 9:54
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

L’artiste russe Dmitriy Morozov, déjà connu pour lire de la musique sur les tatouages, est revenu avec une nouvelle performance : créer des mélodies avec son sang.

Until I Die. C’est le nom de la performance qu’a proposé Dmitriy Morozov, un artiste russe. Il a passé dix-huit mois à récolter son propre sang pour en créer de la musique. 4.5 litres. Une performance qui a besoin de sa « source vitale pour créer des sons électroniques », volontairement macabre, donc. L’artiste – dont le nom de scène est ::vtol:: – a déclaré ne vouloir « faire qu’un » avec son invention – qu’il qualifie d’ailleurs de « construction métaphysique entre l’homme et la machine, plutot qu’entre les êtres humains ».

Comment cela marche-t-il ? Le sang de Dmitriy Morozov alimente un synthétiseur, qui diffuse lui même des sons grâce à des enceintes. Sa sève humaine a été mélangée avec de l’eau distillée, et des conservateurs comme du citrate de sodium et du glucose, rappelle Science Post. Le son produit est loin d’être dansant, mais reste doux, fluide et… étonnamment relaxant.

Outre son sang, l’artiste avait déjà fait parler de lui avec Reading My Body : il avait inventé une technologie capable de lire de la musique sur les tatouages d’autrui. Là où, le corps humain et l’automate « ne forment qu’une seule entité conçue pour automatiser le processus créatif pour représenter l’artiste et l’instrument comme un hybride créateur ».