Muse

Muse

Compilation OÜI FM Rock Awards 2016À retrouver dans la compilation officielle des OÜI FM Rock Awards 2016, disponible en CD et en digital.

Originaire de Teignmouth, Muse est un groupe de rock alternatif progressif anglais – Matthew Bellamy, Christopher Wolstenholme et Dominic Howard – actif depuis 1994. Produit par Robert Lange, le 7e album studio de Muse, Drones, est un énorme succès critique et commercial.

Trois ados anglais, Matthew James Bellamy (guitare, claviers, chant), Christopher Wolstenholme (basse, chœurs, percussions) et Dominic Howard (batterie) montent leur premier groupe au début des années 90. Gothic Plague, puis Fixed Penalty, puis Rocket… le trio fait ses armes sur des reprises et des classiques, mais ne rencontre pas vraiment le succès.

Alors que la Britpop est en pleine ascension, les gars de Muse restent de marbre. Ils ont soif de plus de passion dans la musique, et, alors que toute l’Angleterre découvre Oasis et Blur, ils se tournent vers la scène américaine.  Ils ingurgitent avec frénésie Primus, les Smashing Pumpkins, et deux albums qui constituent pour eux des repères : Nevermind, de Nirvana et The Bends, de Radiohead.

Le groupe commence à prendre de la vitesse en rencontrant Taste Media qui leur dégote leurs premiers concerts à Londres. Quelques labels américains commencent à s’intéresser au cas Muse, et fin 1998, le trio part jouer aux Etats-Unis. C’est là qu’ils rencontrent le label Maverick, qui les signe pour l’Amérique du Nord. Viennent ensuite Motor-Universal pour l’Allemagne, Mushroom pour la Grande Bretagne et l’Australie, et Naïve pour la France.

Fin 98, le premier EP de Muse, Muscle Museum, connaît un succès considérable, tant sur un plan commercial que médiatique. La rumeur monte, et entretient l’attente d’un premier album.
C’est avec le producteur John Leckie (The Verve, Radiohead…) qu’ils enregistrent Showbiz, leur premier album, en avril 99. Le groupe débute une tournée anglaise puis européenne après un passage aux Etats-Unis. Leur potentiel sera très vite estimé, notamment en France, où dès leurs premières apparitions radio (OÜI FM) et télévisuelles (Nulle part Ailleurs sur Canal+) les Muse impressionneront par leur talent. Le groupe remerciera même la France pour son accueil en y sortant Showbiz le 7 septembre 1999, soit un mois avant la sortie mondiale.

Le groupe est de plus en plus souvent comparé à Radiohead, et par extension, Matthew Bellamy à Thom Yorke. S’ils admettent la ressemblance, ils refusent catégoriquement d’être le pastiche, et tiennent à le faire savoir à qui veut bien l’entendre.

Muse part alors en tournée en France, notamment en première partie des Red Hot Chili Peppers ou des Foo Fighters, excusez du peu !, et sera sur les scènes des festivals d’été en 2000, l’occasion pour eux de tester de nouvelles compos.

A la rentrée 2000, le groupe retourne déjà en studio, pour enregistrer Origin of Symmetry, aux quatre singles New Born, Bliss, Darkshines et Plug In Baby. L’accueil réservé à ce nouvel album est triomphal, la critique s’accorde pour sacrer Muse comme une pointure d’un genre nouveau. Le concert d’octobre 2001 au Zénith de Paris est enregistré, et sort en DVD et double album live enrichi de B-Sides : Hullabaloo qui sort en juillet 2002. Les fans ont donc de quoi patienter avant le troisième album, en préparation.

L’enregistrement débute fin 2002, et les radios s’empressent de jouer Time Is Running Out, extrait d’Absolution, qui sort en 2003).

Si Showbiz était une déclaration d‘intention brute de décoffrage, et Origin of Symmetry, l’affirmation que Muse avait trouvé ses marques sur un terrain de jeu plus vaste, Absolution est le plus abouti.
Le groupe part alors sur les routes d’une tournée européenne, puis américaine.
Absolution et la tournée qui le suit confirment la place de Muse dans le paysage rock actuel.

Muse sera tête d’affiche du festival de Glastonbury en 2004, ce qui, indubitablement, les impose encore un peu plus comme un des groupes phares, une formation majeure de la scène rock européenne. Il n’y a qu’à faire les comptes des ventes d’album, multipliées par deux au fur et à mesure des sorties : 500.000 exemplaires pour Showbiz, plus d’1 million pour Origin of Symmetry, et encore le double pour Absolution.

Les trois Muse ont besoin de souffler, et se posent un moment, sans la pression d’une tournée à venir. L’écriture se déroule dans le calme du studio du Château Miraval en France, et l’enregistrement se terminera à New York, aux studios Electric Lady et Avatar. L’album y prend une nouvelle dimension, et des couleurs tantôt lunaires, électro-métal, latines, groove et dancefloor. Les textes conservent cette continuité, empreints des thèmes des prophéties apocalyptiques ou de la théorie de la conspiration.

Après une attente interminable pour les fans, The Resistance, cinquième album du groupe, sort enfin en septembre 2009. Là encore, le trio brasse les genres et les influences : glam rock, R&B, disco ou classique. On assiste aussi au retour d’arrangements proches d’Origin of Symmetry.

Le sixième album du groupe ne se fera attendre trop longtemps. En 2011 sort The 2nd Law qui atteint en seulement deux semaines la première place des ventes mondiales. L’album fait référence, tenez-vous bien, à la seconde loi de la thermodynamique et aborde des problématiques liées au domaine de l’énergie. Unsustainable, « non-viable » en français, ou Explorers, évoque l’hélium 3 comme dernier espoir de survie sur cette terre. On retrouve des thèmes déjà présents sur les précédents albums, qui présentent une espèce humaine égoïste, individualiste, dominée par des logiques de pouvoir. Pour ce 6e opus, Matthew Bellamy déclare s’être inspiré de sonorités asiatiques.

Dans le cadre des JO de Londres en 2012, le comité olympique sélectionne le titre Survival comme hymne officiel. En juin 2015 sort le dernier album de Muse, Drones, produit par Robert Lange (AC/DC), pour lequel Muse avait annoncé un retour aux sources avec des sonorités plus rock. Si l’on retrouve le bon vieux trio guitare/basse/batterie sur Psycho, Dead Inside est beaucoup plus étrange et surprend davantage. Concernant le titre de l’album, Matthew Bellamy se justifie : « Pour moi, les ‘Drones’ sont des psychopathes métaphoriques. Le monde est dominé par des drones utilisant d’autres drones pour faire de nous des Drones. L’album suit le parcours des hommes, de leur abandon et perte d’espoir, leur endoctrinement par le système pour devenir des drones humains, jusqu’à leur défection finale« . Un dernier album certes plus rock mais aussi plus sombre, créant un univers paranoïaque qui ne manque pas de s’indigner contre les dérives de nos sociétés contemporaines.

Le Muse’s 2016 Drones Tour est lancé dans la foulée avec un passage en France le 29 février.

La France qui voue un amour inconditionnel au groupe, ne manque pas de le lui faire savoir. Doublement récompensé à la première cérémonie des OÜI FM Rock Awards 2016 – artiste et album rock de l’année catégorie « major » & artiste et album rock de l’année toute catégorie – Muse confirme sa position de groupe majeur parmi la génération du rock anglais actuel.

 

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