Florence + The Machine

Florence + The Machine

Compilation OÜI FM Rock Awards 2016À retrouver dans la compilation officielle des OÜI FM Rock Awards 2016, disponible en CD et en digital.

Florence + the Machine est l’association de Florence Welch et de plusieurs musiciens. Une magicienne à l’univers aussi fascinant que décoiffant, révélée par un premier album, Lungs, sorti en 2009.

Florence Welch grandit à Camberwell, au sud de Londres, Elle se souvient que petite fille, elle dansait sur les Rolling Stones, debout sur le coffre qui abritait les vinyles de son père. Enfant, elle commence à chanter, Nina Simone, Dusty Springfield, puis des airs d’opéra. Elle se tourne ensuite vers le skate punk, puis passe par une phase drum’n’bass et dance music. Son fil rouge ? L’émotion : « J’aime tout ce qui a vraiment du feeling, que ce soit A Change is Going To Come de Sam Cooke, Wade In The Water par Eva Cassidy ou même Umbrella de Rihanna – la musique m’obsède. […] je suis incapable de me cantonner à un genre précis. »… Et c’est sans doute ce qui l’amènera à créer le sien.

A l’âge de 13 ans, Florence, aînée de trois enfants, se retrouve catapultée au beau milieu d’une famille nombreuse et recomposée, où elle peine à trouver sa place, et parviendra à s’émanciper et à s’affirmer en écumant les clubs et les pubs, où elle donne de la voix sur scène, mais aussi dans sa chambre. Elle écrit ses premières chansons au lycée, comme A Kiss With a Fist. Si elle est déjà intimement convaincue qu’elle veut faire de la musique, lui manquent encore quelques clefs pour savoir comment s’y prendre.

Elle travaille dans un bar pendant un an, puis entame des études aux Beaux-Arts. où elle récupère en dormant sous son bureau dans une sorte de tente, expliquant avec audace à ses enseignants qu’il s’agit d’une « installation ». C’est à l’époque qu’elle écrit le fascinant Between Two Lungs, et d’un coup, tout se met en place. Florence tape de ses deux mains sur les murs de son studio, élabore la mélodie sur un piano dont elle ne sait pas jouer, et commence par enregistrer les chœurs avant même d’avoir écrit des paroles… La Machine est en marche !

Florence est donc une espèce de magicienne : « Je veux que ma musique sonne comme un saut dans le vide, du haut d’un arbre ou d’un immeuble, ou comme la sensation d’être aspiré dans l’océan sans pouvoir respirer, Quelque chose qui vous submerge et vous remplit. »

Lungs, le premier album de Florence + the Machine, sort fin 2009. La musique est sauvage, les mélodies saisissantes, ce qui vaudra à la jeune femme tourbillon le Prix des critiques de l’édition 2009 des Brit Awards, puis la récompense du Meilleur album britannique en 2010. On la compare tour à tour à Kate Bush, Tom Waits, Nick Cave ou Björk… Pas question pour elle de nier ces prestigieuses filiations, même si l’univers de Florence est pour le moins rare, singulier, passionné et passionnant.

On le retrouve à merveille sur Lungs, où on entend pêle-mêle des harpes, des chœurs féériques, des images gothiques, des quatuors à cordes, des soupirs et des feux d’artifice.

Et la Machine, c’est aussi ceux qui l’ont entourée dans la création de Lungs, ses collaborateurs Rob Ackroyd (guitare), Chris Hayden (batterie), Isabella Summers (clavier) et Tom Monger (harpe).

Florence sera en tournée courant 2010, et on pourra notamment la voir sur scène durant le festival de Glastonbury.

Un an plus tard, Florence + the Machine investit les célèbres studios d’Abbey Road où elle y confectionne son second album, Ceremonials, sortit le jour d’Halloween. L’album, dont le single Shake It Out est diffusé en boucle sur les ondes, fait l’objet d’une production toujours plus léchée et de mélodies envoûtantes portées par la voix enchanteresse de Florence Welsh. Dans What The Water Gave Me, la chanteuse fait référence à la mort par noyade de l’écrivaine britannique Virginia Woolf. À ce sujet, elle déclare au journal britannique New Musical Express être « obsédée par la noyade. Au fait de succomber et d’être complètement submergée par quelque chose de plus grand que tout« . Une oeuvre textuellement plus tourmentée dans son ensemble, mais néanmoins solaire musicalement. Les synthés, piano, guitare, percussions accompagnent parfaitement l’organe vocal de l’ex choriste et délivre un grand éventail de sonorités, à la fois pop, rock et symphoniques. La machine continue de fonctionner à vive allure et délivre en avril 2012 un épisode de la série acoustique MTV Unplugged dans lequel l’artiste s’attaque à un classique du blues américain, Try A Litte Tenderness d’Otis Redding.

Trois ans après Ceremonials, l’artiste sort un nouvel opus, How Big, How Blue, How Beautiful (2015), produit par Markus Dravs (Arcade Fire, Mumford & Sons, Coldplay). Un album au parfum d’exutoire pour la jolie rouquine qui s’est inspirée de ses vieux démons pour mettre sur pied les textes de ce nouvel opus. Musicalement, la chanteuse est parvenue à trouver l’équilibre recherché entre l’organique et l’électronique. Si l’album précédent approchait les thèmes du désespoir, de la fuite et de la mort, elle définit celui-ci comme « une façon d’apprendre à vivre et à aimer le monde plutôt qu’à vouloir lui échapper« . Ce nouvel album fait, une nouvelle fois, de Florence Welsh et ses musiciens les artisans d’une oeuvre complète, capable de créer des morceaux à la fois élégants, harmonieux et puissants.

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