Rock Dans Tous Ses États – le report : jour 2

Publié le 26 juin 2016 à 10:00
Mathieu David Par Mathieu David
Rédacteur

Revivez la 33e édition du festival avec OÜI FM.

Avec cette 33e édition, les organisateurs du festival Le Rock Dans Tous Ses États ont décidé de varier le propos, avec notamment  Converge (metal/hardcore) qui suit Casseurs Flowteurs (rap), à la croisée des genres et des sensibilités musicales. Partenaire du festival pour la 17e fois, OÜI FM était sur place pour tout vous raconter en détail. Voici notre report de la seconde journée, du 25 juin 2016.

Heymoonshaker

Un duo fort original a fait son entrée au Rock dans tous ses États. Les Australiens d’Heymoonshaker, en plus d’occuper comme il faut l’espace scénique alors qu’ils ne sont que deux, ils allient le rock de la guitare avec… le beatbox. Force est de constater que le mélange fonctionne bien, avec les riffs bien sentis d’Andy BaLcon qui s’allient comme il faut aux rythmes entêtants de Dave Crowe, qui montre un niveau de français tout à fait honorable entre les morceaux. Le duo a même l’audace de toucher au géant Led Zeppelin sans le massacrer en reprenant avec brio Whole Lotta Love. La classe.

Papooz

Place maintenant au groupe autoproclamé de « tropical garage » Papooz. Les petits français revendiquent une filiation à la musique britannique, en laissant reconnaître The Beatles dans les harmonies vocales et Oasis dans le look du chanteur-guitariste Ulysse, qui ressemble à s’y méprendre à Liam Gallagher. Entre pop sucrée et rythmiques enlevées, le groupe arrive à convaincre son public sans forcer. Du grand art.

Hyphen Hyphen

C’est le moment pour les quatre Niçois d’entrer en scène pour faire péter leur pop électro bien sentie devant un public déjà chauffé à blanc. Ils sont donc accueillis comme des rois quand ils font leur entrée sur I Cry All Day, morceau d’ouverture de leur album Times. Sur scène comme dans le public, tout le monde danse et chante, en suivant les instructions de Santa, chanteuse bien en forme et frontwoman charismatique. Elle fait constamment vibrer le public de Rock dans tous ses États, que ce soit sur le tube Cause I Got A Chance ou Wicked Games, reprise de Chris Isaak. Une prestation énergique avec un public au rendez-vous.

Parquet Courts

Place à l’indie rock de Brooklyn avec Parquets Courts, quatuor qui livre un rock sensible et sombre. Les guitaristes Andrew Savage et Sean Yeaton livrent des riffs sympathiques, lents et typiques du genre. S’ils préfèrent se concentrer sur leur musique que sur leur public, c’est pour mieux communiquer l’ambiance de leurs morceaux, tantôt mélancolique, tantôt rageuse. Un contraste qui apporte de la couleur à leur set, qui fait mouche envers son public.

Converge

Histoire de jurer avec le rap de Casseurs Flowteurs, dont le concert vient de se finir, arrive sur scène Converge, groupe new-yorkais qui mélange punk hardcore et metal. Dès l’entrée des musiciens sur scène, l’énergie est palpable, notamment avec le chanteur, Jacob Bannon, qui multiplie les allez-retour de gauche à droite de la scène tout en hurlant à en faire sortir ses tripes. Côté musiciens, les riffs crachés sont rugueux et sales, alimentés par une rythmique frénétique. Loin de vouloir bercer les festivaliers en manque de sommeil, Converge s’éclate à faire péter le hardcore brutal, sans concession, ni retenue.

Vous voulez connaître les réactions des festivaliers ? Johanna est partie mener l’enquête !