Rock Dans Tous Ses États – le report : jour 1

Publié le 25 juin 2016 à 10:00
Mathieu David Par Mathieu David
Rédacteur

Revivez la 33e édition du festival avec OÜI FM.

Avec cette 33e édition, les organisateurs du festival Le Rock Dans Tous Ses États ont décidé de mettre la scène française à l’honneur, avec notamment Louise Attaque en tête d’affiche de cette première journée de rock varié, entre groupes actuels et légendaires, à la croisée des genres et des sensibilités musicales. Partenaire du festival pour la 17e fois, OÜI FM était sur place pour tout vous raconter en détail. Voici la première journée, du 24 juin 2016.

La Maison Tellier

Le groupe français arrive sous un soleil radieux pour interpréter son sympathique set. Tout en douceur, Helmut Tellier et sa bande s’éclatent à faire monter la mayonnaise avec un premier morceau qui s’installe et convainc un public attentif. Les singles plus directs et accrocheurs font aussi leur petit effet, comme J’ai rêvé d’avalanche ou Amazone. Ne perdant pas leur temps en palabres, les musiciens font passer leur charisme à travers leur interprétation, parfois en changeant d’instrument, comme Léopold Tellier qui alterne trompette et cor en partageant le clavier avec Alphonse, également bassiste.

Grand Blanc

Après la chaleur folk des Tellier, voici la cold wave glaciale de Grand Blanc, qui a sorti son premier album au mois de février. On est devant un quatuor avec Camille Delvecchio qui échange la réplique avec Benoît David, qui sont aussi affairés au clavier et à la guitare. La voix cristalline de la blonde jure avec la voix profonde du brun, qui livrent un live enivrant et apocalyptique, touchant ainsi un public comblé. Une prestation à la fois désespérée et lumineuse.

Naive New Beaters

Il est maintenant temps pour nos amis qui animent la Onda Radio Show tous les samedis de 14h à 15h d’entrer en scène pour faire danser les amoureux de beats bien sentis présents au Rock dans Tous Ses États. Quelque part entre le rock et l’électro, les Naive New Beaters s’éclatent sur scène, avec un David Boring qui ne manque pas de blaguer avec le public entre deux mouvements de danse qui ne sont pas sans rappeler ceux d’Anthony Kiedis de Red Hot Chili Peppers. Les Américains qui rencontrent la musique électronique, avec ce qu’il faut de French touch, tel est le cocktail original et explosif que proposent les Naive New Beaters, sans oublier la présence d’une bassiste et une batteuse qui agrémentent les morceaux de leur belle voix, notamment Heal Tomorrow, titre enregistré avec Izïa que vous pouvez écouter sur OÜI FM.

Louise Attaque

C’est par Ton Invitation que Gaëtan Roussel et sa bande lancent le coup d’envoi de leur concert au Rock dans tous ses États. Sans détour, ni fards, les Parisiens s’éclatent avec un son rock bien plus présent en live que sur leurs productions studios, avec des rythmiques plus marquées et une énergie jeune, malgré leurs 22 ans de carrière au compteur.

Sur le devant de la scène, Gaëtan Roussel est impérial, modulant sa voix avec une facilité déconcertante de manière à atteindre l’interprétation parfaite, se nichant pile entre justesse et impertinence. A ses côtés, ses valeureux comparses Arnaud Samuel et Robin Feix, respectivement violoniste et bassiste, se meuvent au rythme de leurs chansons sans perdre leur classe naturelle. On regrettera cependant un problème technique survenu pendant le concert qui a coupé le son de la guitare. Cependant, devant un tel spectacle, le public est aux anges, acclame, applaudit, danse et slamme, même lorsque le groupe joue ses titres les plus récents, comme Avec le temps ou Chaque jour reste le nôtre (joué en rappel), tirés de leur dernier album en date.

Stuck in the Sound

C’est maintenant au tour des pop-rockeurs parisiens d’entrer en scène. Les guitares sont de sortie pour ce quintet qui n’en a pas fini de monter, 10 ans après la sortie de son premier album, Nevermind the Living Dead. Les fans sont présents et ne manquent pas de se faire entendre en multipliant les cris suraigus et en sautillant au rythme des compos qui ont suffisamment de sucre pop pour amadouer les tympans et une bonne base d’énergie pour faire bouger les festivaliers. Un groupe qui révèle tout son talent en live, avec un cachet moderne qui lui donne tout son charme.

Aaron

Le groupe d’electro indie parisien a bien fait du chemin depuis sa révélation en signant deux morceaux de la B.O. du film Je vais bien, ne t’en fais pas. Dix ans se sont écoulés depuis et Simon Buret et Olivier Cousier ont sorti trois albums, dont We Cut The Night, paru en 2015. Le public est massé devant la scène du festival Rock dans tous ses États et est prêt à apprécier un concert hors du commun, où l’onirisme électro rencontre un jeu de lumières impressionnant, digne d’un décor de science-fiction, avec des strates colorées qui s’étendent à l’infini pendant que les quatre musiciens sur scène font péter les basses. Quand la lourdeur épouse la légèreté.

Vous voulez connaître les réactions des festivaliers ? Johanna est partie mener l’enquête !