[Reportage] Gus Van Sant : réalisateur poétique et cosmopolite

Publié le 25 avril 2016 à 15:27
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

La Cinémathèque française met en lumière le travail du réalisateur Gus Van Sant jusqu’au 31 juillet. Rencontre avec Matthieu Orléan, commissaire de l’exposition.

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Gus Van Sant est celui qui a « quelque chose d’une jeunesse très belle et éternelle » pour Matthieu Orléan. Après Scorsese et Almodovar, le collaborateur artistique de La Cinémathèque française dévoile le travail du génie poétique et polyvalent à travers une exposition consacrée. Il aurait « cette particularité d’être un véritable artiste à côté de ses productions cinématographiques. » Et pour cause : photographe, musicien et peintre, c’est non sans mal que le travail de Gus Van Sant comble les quatre salles qui enveloppent sa rétrospective.

ouifm-lastdays-gusvansantGus Van Sant est un cinéaste aux multiples visages. Des facettes qui se dessinent au long de ses 16 longs-métrages. Il est le réalisateur, entre autres, d’Elephant, sorti en 2003, Palme d’Or la même année. Musicien et mélomane, il a consacré un film – sans le mentionner directement – à Kurt Cobain, Last Days. Il y retrace la dernière journée de la légende. Aussi réalisateur de clips, les Red Hot Chili Peppers, David Bowie ou Chris Isaak ont mis leur musique entre ses mains. « La musique est obsessionnelle pour lui. Il y a de tout dans sa filmographie : de Beethoven à Elliott Smith » constate Matthieu. « Parfois, la musique est d’autant plus forte qu’il y a de longs moments de silence. » Une manière d’y faire encore plus attention.

Reportage à l’exposition Gus Van Sant à la Cinémathèque française :

« Il y a chez Van Sant un besoin d’images pour se raconter, ou tout simplement pour être. » Sa rétrospective est à découvrir jusqu’au 31 juillet.

Reportage d’Angèle Chatelier