Muse au Stade de France : le live report de Mélissa

Publié le 10 juillet 2013 à 17:22
Matthias Haghcheno Par Matthias Haghcheno
Rédacteur

MuseMélissa a gagné ses places pour les concerts événements de Muse au Stade de France, les 21 et 22 juin derniers. Et elle nous fait profiter de ses impressions aux travers d’un live report qui donne envie !

« J’attendais avec impatience de voir Muse au Stade de France le 21 juin pour The 2nd Law Tour, et on peut dire que je n’ai pas été déçue. Cela a été un pur moment de bonheur qui s’est prolongé le 22 juin grâce à des places gagnées sur OÜI FM. Avant toute chose, je tiens à remercier OÜI FM et mon beau-frère Christophe, qui m’a fait profiter de ce super cadeau.

Pour les premières parties du vendredi 21, Muse a fait appel aux groupes américains médiatisés FUN. et Paramore. Avant ce concert, je n’avais entendu que des versions studio des chansons de FUN. Je dois avouer que leur prestation en live a été une très belle surprise. Ils ont réussi à mettre l’ambiance grâce à leur simplicité, de bons sons et une bonne humeur contagieuse. En ce qui concerne Paramore, j’ai adoré l’énergie débordante de Hayley Williams, qui n’a pas caché son plaisir d’être là en s’adressant à de nombreuses reprises au public.

Muse au Stade de France : le live report !

Le samedi 22, j’ai moins accroché avec les premières parties. Polly Money a ouvert le bal. Sa musique est un peu trop douce à mon goût. Malgré cela, j’ai trouvé admirable qu’elle se présente seule sur scène accompagnée de sa guitare acoustique, malgré sa timidité apparente, et qu’elle parvienne à capter l’attention.

Le rappeur Dizzee Rascal lui a succédé. La foule a été plutôt réceptive, sautant et faisant du bruit à sa demande. Pour ma part, j’étais contente quand ça s’est terminé. Enfin, les écossais de Biffy Clyro, torses nus, ont livré une prestation plutôt efficace en attendant l’arrivée de Muse.

Vers 21h15, le moment tant attendu est enfin arrivé. Les lumières s’éteignent, la foule exulte. Le grand mur noir en arrière plan de la scène se révèle être un immense écran, sur lequel le dialogue de la vidéo The 2nd Law : Unsustainable est projeté pour introduire Supremacy. Le show peut commencer.

Muse joue une grande partie des titres de The 2nd Law : Panic Station, Follow Me, Animals, Survival… Et c’est avec un plaisir non dissimulé que le publlic s’est laissé emporter sur les plus gros hits des précedents albums : Time is Running Out introduit par quelques notes de House of the Rising Sun (non Le Pénitencier comme j’ai pu le lire partout grrrrrrrr), Supermassive Black Hole, Uprising ou encore l’inusable Plug In Baby.

Ayant assisté aux deux représentations, je n’ai à aucun moment eu l’impression de revivre la soirée précédente. Hormis les titres d’ouverture et de fin de spectacle, les chansons étaient dans un ordre différent. La setlist a été modifiée. Ainsi, le 21, on a pu entendre Hysteria, Stockholm Syndrome, Guiding Light, Sunburn ou encore Bliss. Et le second soir, on a pu profité de Map of the Problematique, United States of Eurasia, Butterflies and Hurricanes, Dead Star et New Born. J’étais aux anges.

Muse au Stade de France : le live report

Au niveau de la mise en scène, le trio a sorti l’artillerie lourde : des cheminées qui réchauffent le stade en crachant des boules de feu, des jeux de lumières, une voltigeuse, des clips projetés à l’écran avec des images tournées en direct depuis les coulisses et qui se teminent sur scène, le robot Charles, des jets de faux billets à l’effigie du groupe… et j’en passe.

Le groupe dépense une énergie monstrueuse, prend du plaisir et cela se ressent. Matt Bellamy s’offre un bain de foule en allant serrer les mains de ses fans avec un drapeau français sur le dos sur le morceau Undisclosed Desires. Il explose sa guitare à plusieurs reprises et la foule est en délire (moi la première). Mention spéciale aux musers qui se sont mobilisés le 22 juin pour rendre hommage au groupe avec un tifo « MUSE » composé de ballons lumineux.

J’avais eu l’occasion de voir Muse en concert pour la première fois en 2010 et j’en ai gardé un souvenir mémorable. Trois ans après, j’ai encore eu droit à un show spectaculaire. Et je n’en attendais pas moins de la part de Muse. Matthew, Chris et Dominique sont démentiels sur scène. Ils ont fait honneur à leur réputation.

Après un concert d’une durée de 2h15, on comprend mieux pourquoi Muse est considéré comme un des plus grands groupes de rock du monde. »

Mélissa Burkler