[Live report] Solidays 2017, 3ème journée

Publié le 26 juin 2017 à 1:39
Matthias Haghcheno Par Matthias Haghcheno
Rédacteur

Quoi, déjà !? L’édition 2017 du festival solidaire s’achève déjà, et OÜI FM dresse un petit bilan de cette ultime journée, en images.

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Si la chaleur n’a pas pour habitude d’abandonner le festival Solidays, qui se tient traditionnellement fin juin sur l’Hippodrome de Longchamp en proche banlieue parisienne, cette itération 2017 n’a pas manqué de faire grimper le thermomètre plus que de raison. La preuve en est : difficile de déambuler au sein des festivaliers sans recevoir régulièrement quelques projections d’eau, dues à des batailles qui ressemblaient presque ici à des services rendus !

Rien qui puisse en tout cas inquiéter notre Francis Viel, fidèle au poste comme la veille, que vous avez pu écouter en direct de l’événement de 17h à 20h sur OÜI FM. Passant d’interviews en direct à de mini-rétrospectives avec les rencontres enregistrées durant les jours précédents, l’animateur a fait vivre aux quelques malheureux absents le festival (presque) comme s’ils y étaient. Merci bien, camarade !

Mais que serait Solidays sans ses artistes ? Et quel plus bel ambassadeur pour entamer cette dernière ligne droite que Mat Bastard ? Débutant son échappée en solitaire depuis la séparation de Skip The Use, le bondissant frontman venait présenter son premier album solo sur la scène Bagatelle, devant un public déjà acquis à sa cause. Fougue rock FM et énergie punk intacte, Mat Bastard était en très grande forme, et a constitué notre cocktail de vitamines pour le reste de la journée.

18h, l’organisation des Solidays marquait un temps d’arrêt d’une heure en hommage aux encore trop nombreuses victimes du VIH. Extinction totale des enceintes pendant qu’organisateurs et festivaliers se rejoignaient main dans la main, une pensée à l’esprit pour tous les disparus, et tous les combats qui restent à mener, malgré les dons toujours plus généreux récoltés par Solidarité Sida.

19h, la scène Paris s’illumine pour laisser la place aux musiciens guerriers d’Imany : l’ex-mannequin bucco-rhodanienne à la voix sublime venait présenter tout son soutien à l’action de Solidays. Son second album, The Wrong Kind of War, est sorti l’été dernier, mais pas besoin de raison supplémentaire pour redécouvrir Imany sur scène – surtout lorsqu’elle reprend Bohemian Rhapsody de Queen, ce qui, à OÜI FM, a forcément attisé notre curiosité !

Quelques temps s’écoulent avant de filer découvrir la prestation de Soulwax sous le hangar Domino ; et pour cause. Suite à un problème technique, le concert du duo belge ne démarrera que 30 minutes après l’horaire prévu. Qu’à cela ne tienne : armés de trois batterie et de leurs habituelles machine, Soulwax ont fait parler la poudre à grands coups de beats assassins et de groove robotique. Un live porté par une mise en scène sculptée pour l’occasion, toute en noir et blanc, rappelant les heures les plus inspirés d’un autre monument de la musique électronique européenne : Kraftwerk.

Pour parachever cette édition 2017 des Solidays, notre cœur balance entre deux têtes d’affiche aux styles radicalement différents, mais qui ont eu la bonne idée de jouer en même temps – dure dure, la vie de festivals. Sous la scène Cesar Circus, le quatuor français Last Train donne la dernière date de la tournée qui découla de la sortie de Weathering, son premier album. Résultat, « on va essayer de tout donner ce soir » précise Jean-Noël, chanteur et guitariste du groupe. Difficile de le contredire, mais facile de bomber le torse en se disant que ce rock sauvage et aiguisé comme une lame de rasoir, empruntant aussi bien aux Queens of the Stone Age qu’aux Arctic Monkeys, est bel et bien français.

Plus loin, c’est sous le Dome qu’avait choisi de jouer les infatigables Electro Deluxe, dont la pop teintée de swing ne manquait toujours pas de classe ! Une note de fraîcheur et d’élégance pour terminer le festival, qui nous aura encore une fois accueilli comme il se doit, et – on l’espère aura encore durci le ton dans son combat contre le sida, grâce aux bénéfices récoltés avec les ventes des billets. À l’année prochaine !