[Live Report] Download festival France – jour 3 : Journée verte sous soleil radieux

Publié le 12 juin 2017 à 10:00
Mathieu David Par Mathieu David
Rédacteur

Il est maintenant temps de clore cette deuxième édition du festival alternatif de région parisienne. Le soleil continue d’être l’invité d’honneur de cette fête mémorable, avec ce qu’il faut de metal bien lourd et de punk enlevé. Récit d’une fin de festival survoltée.

Red Sun Rising

Une bonne grosse dose de rock n’roll a été déversée sur les festivaliers présent en ce début d’après-midi sous le chapiteau de la Warbird Stage. Les Américains proposent une musique énergique et accrocheuse, avec ce qu’il faut de grosse et de pêche pour accrocher les curieux et conforter les plus enthousiastes. Pari réussi pour ces rockeurs bien heureux d’être présents au festival !

Rise of the Northstar

 

Nos furyos sont de retour sur scène, bien décidés à vomir leur rage hardcore sur la MainStage 2 du Download festival. Sans détour, ni artifice, Vithia et ses comparses explosent tout sur leur passage. Le frontman a la bougeotte et continue de montrer à quel point il est à l’aise pour emmener une foule avec lui, tout en étant soutenu par les riffs ravageurs d’Eva B et Air One. Côté rythmique, Fabulons Fab et Hokuto no Kev sont toujours en place et carrés comme il faut. Devant un public plus que convaincu, ROTNS ne se débine toujours pas sur scène.

Architects

 

C’est maintenant au tour des Anglais d’Architects de venir s’éclater sur la MainStage 2. Les cinq musiciens pratiquent un metalcore très modernes et se débrouillent comme des petits chefs avec leurs parties de guitares bien techniques comme il faut, sans jamais tomber dans la démonstration à outrance. En revanche, le frontman Sam Carter se fait démonstratif, mais que lorsqu’il est question de chauffer la foule bien acquise à la cause du groupe. On notera un final tout en émotion avec le morceau Gone with the Wind, dédiée au guitariste du groupe Tom Searle, décédé en 2016. Une note de mélancolie pour clore un concert qui aura satisfait plus d’un fan.

Suicidal Tendencies

 

Les gangsters de Venice Beach (Californie) étaient de sortie pour une bonne grosse date au Download Festival. Avec un line-up qui a subi quelques changements depuis 2016, avec Ra Diaz à la basse, Jeff Pogan à la guitare et le batteur-star Dave Lombardo, notamment connu pour ses travaux chez Slayer. Cette belle équipe, bien que fraiche, est parfaitement rodée pour faire sautiller le public bien décidé à ne rien manquer des Américains. Et il y a des choses à voir sur scène, notamment avec Mike Muir qui bouge absolument partout tout en déclament ses paroles positives et entrainantes. Parmi les moments forts, on notera le retour du bien thrash Trip at the Brain ou le final sur le grand classique Pledge your Allegiance et ses « ST » scandés comme un seul homme.

Mastodon

 

On enchaîne avec un autre groupe américain, d’Atlanta cette fois, qui délivre un set qui mélange lourdeur et onirisme en mettant bien en avant son dernier album en date, Emperor of Sand. En effet, Mastodon lui accorde presque la moitié de son set. Pas de chichis avec ces musiciens hors-pair qui alignent leurs parties techniques comme de vrais chefs, tout en sachant rester mobiles, notamment le bassiste Troy Sanders, dont la chevelure grise virevolte au vent de Brétigny-sur-Orge. Du lourd avec tous les albums qui sont représentés, sauf le tout premier, Call of the Mastodon, devant un public conquis.

 

Prophets of Rage

On passe maintenant à Proprets of Rage, qui a gratifié le public d’un set bien colérique. Une belle grande famille présente sur scène, avec Tom Morello, Tim Commerford et Brad Wilk de Rage Against The Machine dans l’orchestre, avec Chuck D de Public Enemy et B-Real de Cypress Hill aux voix et DJ Lord de Public Enemy aux platines. Un gros casting pour interpréter des perles des années 90 comme Bombtrack ou Sleep Now in The Fire, qui obtiennent une bien belle réponse du public. Mais si la setlist est principalement axée sur Rage Against The Machine, les prophètes n’oublient pas qu’ils ont joué dans Audioslave avec leur hommage instrumental de Like A Stone à Chris Cornell, qui nous a récemment quittés. On notera un medley de Cypress Hill et Public Enemy interprété par les deux rappeurs, qui convaincront le public par leur qualité, mais aussi grâce au charisme des deux frontmen qui montrent une aisance presque agaçante avec la foule. Une bien belle initiative, dont on espère qu’elle sera confirmée par la sortie de leur premier album en septembre.

Green Day

 

Le festival est colture par les punk rockers californiens de Green Day, qui jouissent d’une foule bien fournie pour assister à leur concert qui commence sous les meilleurs auspices. En effet, le trio, devenu quintet pour les besoins de la scène. Après une introduction sur Blitzkrieg Pop des Ramones agrémentée de la danse d’un lapin rose, le groupe entre sur Know Your Enemy et Billie Joe Armstrong n’attend même pas la fin du morceau pour inviter un fan du groupe aux cheveux verts (comme par hasard) pour en chanter quelques vers. Feux d’artifice, changements de backdrop et surtout bonne humeur en quantités astronomiques sont au rendez-vous de ce concert délirant. Bilie Joe Armstrong multiplie les adresses au public, sans jamais perdre sa voix si reconnaissable. Un final des plus exquis pour un festival qui le fut tout autant.

Green Day