[Live Report] Download Festival France 2017 – Jour 1

Publié le 10 juin 2017 à 10:00
Mathieu David Par Mathieu David
Rédacteur

C’est reparti pour la deuxième édition du festival parisien, cette fois sur un nouveau site, celui de la base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge. Voici notre compte-rendu du premier.

Pierce The Veil

On commence avec le groupe américain Pierce The Veil, qui a présenté un punk rock teinté de metalcore. Sous un soleil qui irradiait le public heureux d’être là, les jeunes musiciens s’éclatent bien comme il faut sur scène, notamment le sautillant bassiste Jaime Preciado, ce qui ne l’a pas empêché de tenir la section rythmique comme il le fallait avec son comparse Mike Fuentes. Son frère Vic a bien su chauffer le public tout en assurant ses parties vocales avec conviction et énergie.

Kvelertak

Après un concert remarqué le en novembre 2016 à la Maroquinerie, les Norvégiens se sont bien démenés sur la grande scène du Download Festival, en présentant une setlist mélangeant leurs anciens titres et ceux issus de leur dernier album en date, Nattesferd. Une prestation exemplaire, avec trois guitaristes bien en place, un chanteur qui a pu éructer ses paroles sans baisse de régime et une section rythmique dynamique et précise.

Blink-182

On passe à la vitesse supérieure avec l’une des deux têtes d’affiche de la soirée, Blink-182. Le Download Festival était l’occasion pour le public français de voir pour la première fois le trio punk-rock sous sa nouvelle mouture. Matt Skiba, remplaçant officiel de l’historique guitariste et chanteur Tom DeLonge, a donc revêtu son plus beau pantalon rayé et sa belle voix pour interpréter des nouveautés comme She’s Out Of Her Mind ou des classiques comme All The Small Things, toujours accompagné des légendaires Mark Hoppus et Travis Barker. Un concert que le public a pu apprécier, sous un soleil qui rappelait la Californie, qui a inspiré leur dernier album en date.

Gojira

Déjà présents à la première édition du Download Festival en France, nos metalleux de Bayonne étaient à nouveau présents, toujours pour présenter Magma, leur nouvel album sorti en 2016. Une nomination aux Grammy Awards et tout un tas d’énormes concerts plus tard, qu’est-ce qui a changé pour Gojira ? Si le groupe a gagné en notoriété, il n’a pas perdu en énergie et a présenté un set qui mélangé les classiques comme The Heaviest Matter in the Universe avec des nouveautés comme Stranded.

Mars Red Sky

Non loin du gros death metal de Gojira se tenait un autre concert d’un groupe français, celui du trio stoner Mars Red Sky, qui a présenté sa musique lourde et enivrante sur la Firefly Stage. Les gars ont réussi à captiver un public qui, s’il était un peu plus réduit, n’en était pas moins fervent. Une réussite pour un trio qui sait mettre de côté les artifices pour se concentrer sur la qualité de sa musique.

Linkin Park

On finit avec la grosse tête d’affiche de la journée, le groupe de neo metal américain Linkin Park. Si la direction musicale de leur dernier album en date, One More Light, déchaîne les passions, force est de constater que le public est fourni. Le groupe n’hésite pas à continuer de jouer ses vieux tubes comme One Step Closer ou Somewhere I Belong et à les mélanger à des titres récents comme Good Goodbye et Heavy, qui reçoivent un accueil mitigé de la part de certains fans. L’évolution ne plaît pas à tout le monde, mais est pleinement assumée par le groupe, qui joue pas moins de six titres de son nouveau disque. Un concert qui plaît, pour un groupe qui continue de faire parler de lui après tant d’années.

Linkin Park