Les César 2018 au rythme de « 120 battements par minute »

Publié le 5 mars 2018 à 13:06
Matthias Haghcheno Par Matthias Haghcheno
Rédacteur

"120 battements par minute" et "Au revoir là-haut" primés aux César 2018

La 43ème cérémonie s’est tenue vendredi 2 mars et a sacré le film coup de poing de Robin Campillo, juste devant Au revoir là-haut d’Albert Dupontel.

Si des palmarès peuvent devenir sujets à controverse – comme la mise en place d’un « César du public » cette année – difficile d’être en désaccord avec les principaux choix de l’Académie, qui a consacré deux succès critiques et populaires : 120 battements par minute (on pense surtout à lui), et Au revoir là-haut.

Le premier, plongée viscérale dans l’Act Up des années 90 axée autour d’une touchante histoire d’amour, a raflé la mise : six récompenses attribuées, dont celle du meilleur film pour son réalisateur Robin Campillo, de meilleur espoir masculin pour le brillant Nahuel Pérez Biscayart (également à l’affiche d’Au revoir là-haut) mais aussi de meilleure musique originale pour Arnaud Rebotini. Leader de la formation Blackstrobe, auteur d’une BO en forme d’hommage à une époque de fête, mais aussi de prise de conscience et de combat, le musicien récupèrera son prix en larmes, honorant la mémoire des « héros oubliés d’hier et d’aujourd’hui » et rappelant que « le sida n’est pas qu’un film. »

Le second, adaptation du roman primé de Pierre Lemaitre paru en 2013, raconte les mésaventures de deux Poilus laissés-pour-compte dans le Paris de l’après-guerre, qui décident de se venger en montant une vaste escroquerie basée sur de faux monuments aux morts… Sensible, loufoque, appuyé par la mise en scène si particulière d’Albert Dupontel (qui a d’ailleurs obtenu le César de la meilleure réalisation), Au revoir là-haut a reçu cinq distinctions, dont celui (en toute logique) de la meilleure adaptation.

Cette 43ème cérémonie a également récompensé d’autres pointures de 2017, comme le remarqué Barbara de Mathieu Amalric, Petit paysan, I Am Not Your Negro pour le César du meilleur film documentaire, ou encore un César d’honneur remis à l’actrice espagnole Penélope Cruz.

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