GORILLAZ – Plastic Beach

Publié le 9 mars 2010 à 12:46
oui fm radio rock Par oui fm radio rock
Rédacteur

Nouvel album “PLASTIC BEACH”
Sortie le 8 mars 2010
www.gorillaz.com


Gorillaz est de retour. “Plastic Beach” est certainement leur album le plus ambitieux et révolutionnaire à ce jour. La liste des collaborateurs est si variée qu’on y trouve non seulement Lou Reed, Snoop Dogg, Mark E Smith, De La Soul, Mos Def et Bobby Womack, mais également le National Orchestra Of Arabic Music et l’Hypnotic Brass Ensemble, un nonnette jazz hip-hop basé à Chicago. Mick Jones et Paul Simonon sont également de la partie : c’est la première fois qu’ils rejouent ensemble depuis The Clash.

La saga ininterrompue de 2D (chanteur), Murdoc (bassiste), Noodle (guitariste) et Russel Hobbs (batteur) va connaître un développement de plus, en révélant un nouveau look pour le groupe. Il est désormais basé à Plastic Beach, un énorme QG à la Tracy Island au sommet d’un tas d’ordures flottant situé au point Némo, dans le Pacifique Sud, qui est l’endroit du monde le plus éloigné de toutes côtes. Murdoc, plus fouineur que jamais, est aux commandes, 2D est prisonnier sous la garde d’un cyborg de Noodle (construit à partir de l’ADN de la guitariste japonaise qu’on a vue, pour la dernière fois, se faire bombarder dans le clip d’ “El Mañana”), tandis que Russel, aux dernières nouvelles, manque à l’appel. Il ne faut surtout pas croire que tout ça traumatise Murdoc. “J’aime penser que je suis les Gorillaz à moi tout seul, explique-t-il. Si on m’enlève du décor, il ne reste plus que trois glands qui fixent la caméra.” Pour son troisième album, le groupe propose une vision allégorique de l’humanité qui met en exergue le gâchis, la destruction, le consumérisme, l’isolement et l’échec humain.

Depuis son apparition en 1998, Gorillaz est un des groupes les plus populaires du monde. Authentique phénomène global, il a rencontré le succès en révolutionnant la musique pop. Reconnu par le Guinness Book comme le groupe virtuel le plus populaire de la planète, il a vendu 6 millions d’exemplaires de son premier album (“Gorillaz”, paru en 2001), grâce à des singles tels que “Clint Eastwood” et “19-2000”. Son successeur, “Demon Days” publié en 2005, a mieux marché encore et confirmé le succès planétaire du groupe avec des singles comme “Feel Good Inc”, “DARE” (avec la voix cotonneuse de Shaun Ryder) et “Dirty Harry”, qui sont devenus des tubes en Europe, en Amérique et plus loin encore. Produit par Danger Mouse, il a permis à Gorillaz de décrocher son premier numéro 1 au Royaume-Uni (“DARE”) et est considéré comme un des meilleurs albums de 2005. Il mélangeait une pop révolutionnaire, un sens aigu de la mélancolie et un regard pertinent sur le nouveau siècle et ses monstres. Comme son titre l’indique, “Demon Days” était une fantasmagorie qui collait à son époque.

“Demon Days” a incité Gorillaz à se produire en live. Le groupe a effectué une tournée de 40 dates des radios américaines et donné des concerts inédits sur les plans de la taille et de l’ambition. En novembre 2005, Demon Days Live a permis à Gorillaz de rassembler ses collaborateurs sur scène à Manchester : Neneh Cherry, Bootie Brown, De La Soul, Ike Turner, Roots Manuva, Martina Topley-Bird et Shaun Ryder étaient présents, tandis que Dennis Hopper, MF Doom et le chanteur afro-cubain Ibrahim Ferrer ont apporté une contribution virtuelle. En avril 2006, Gorillaz s’est produit cinq soirs de suite au légendaire Apollo de Harlem (New York) avec 87 musiciens, parmi lesquels un quartette de cordes de la fameuse Juilliard School et le Harlem Gospel Choir. Quelques mois plus tard, Gorillaz recevait un Ivor Novello en tant que Songwriters de l’année.

Sur scène, Gorillaz n’a pas été moins innovant : ses vidéos, certainement les plus aptes à véhiculer l’identité du groupe, ont été abondamment diffusées par toutes les chaînes de télévision du monde et ont souvent été primées. En 2006, Gorillaz a ouvert la cérémonie des Brit Awards avec une chorale de 100 enfants, et chanté en duo avec un hologramme de Madonna aux Grammy Awards. A la fin de la même année, Murdoc a trouvé le moyen d’enregistrer un discours de Noël qui a été diffusé en même temps que celui de la reine d’Angleterre. Des rumeurs, à propos d’un long-métrage financé par Hollywood, ont commencé à circuler. Fin 2007, Gorillaz était devenu un animal rare : significatif sur le plan artistique, admiré par la critique, viable économiquement et destiné à un large public. Une preuve ? Gorillaz a été le groupe le plus visité sur MySpace en 2008, année où il n’a pas publié de musique.

Et donc, Gorillaz est de retour. Avec “Plastic Beach”, la barre n’a jamais été placée aussi haut. Il s’agit là d’un tour complet de la pop, du rap, du dub, de la soul et de la musique électronique, d’Est en Ouest, en 16 morceaux. “Vous êtes vivant ou vous ne l’êtes pas, conclut Murdoc. Vous êtes dans le coup ou vous ne l’êtes pas. Ce ne sont là que des choses gravées de façon compulsive sur les murs des grottes à l’intérieur du cerveau humain… On essaye de décorer notre cage, de se distraire tant qu’on est encore là. Le nouvel album va sortir. Et ‘Demon Days’ va sonner comme l’œuvre d’un groupe de première partie. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a sérieusement élevé le niveau.”