« Good Cop, Bad Cop » à la Cinémathèque

Publié le 3 juillet 2017 à 0:00

Figures du policier dans le cinéma américain des années 1960-1970. OÜI FM vous invite à la rétrospective, du 5 au 30 juillet, à Paris.

Aux États-Unis, à cette période, la figure du policier s’enrichit et s’assombrit à la fois. Ambiguë, parfois tragique ou maléfique, elle est parfois plus dangereuse, plus humaine. Ces changements expriment une mutation formelle et culturelle de Hollywood durant ces années de révolution, et de guerres inter-générationnelles. Le cycle dépeint un portrait réaliste et inquiétant de cette période de contre-culture.

Comédie, drame réaliste, en passant par la satire : une part importante des films de ce programme a fait l’objet de manifestations et de boycotts à leur sortie : homosexuels, Portoricains, féministes, Blacks (on ne les appelait plus Negroes, et pas encore African-americans), travestis, groupuscules révolutionnaires… Il n’est pas une minorité qui ne se soit sentie insultée. Choqué de voir le film qu’il avait écrit pour Howard W. Koch, Badge 373, harcelé par les protestataires, Peter Hamil se défendait dans l’une de ses chroniques du New York Post : « Je n’ai pas écrit un film raciste, mais juste décrit un flic raciste, tel que j’en connais des douzaines à Manhattan. » Ce sont les mêmes œillères qui ont, en France par exemple, longtemps relégué Clint Eastwood dans le camp des dinosaures facho-machos, avant la canonisation qu’on lui connaît.

C’est l’époque où Hollywood ne sert plus de vitrine à la police de Los Angeles. William Parker, chef de la police, avait alors pour habitude d’utiliser le cinéma et la télévision comme instrument de relations publiques. Mais c’est aussi l’époque où on appelait les flics, les « pigs », et à partir de 1973, ils voudront aussi être compris. Joseph Wambaugh, grand écrivain de romans policiers :

Avant, avec le police procedural, (ndlr: la procédure policière, un sous-genre de fiction policière) on voyait comment le policier affectait l’enquête. Maintenant, on voit comment l’enquête, le travail, affectent le policier.

Aucun homme n’a autant creusé ce sillon que le romancier Joseph Wambaugh. Il sondait la mémoire de véritables policiers. Parfois joués par de vrais policiers, comme sur Police Story : ils fournissaient alors les anecdotes, garantissant du même coup le réalisme des dialogues et des comportements. Le rôle de certains vrais policiers a été déterminant. Par exemple Wambaugh avait listé certains policiers de la police de Los Angeles (le fameux LAPD) qu’il trouvait de bons raconteurs d’histoire.

Retrouvez toute la programmation des films projetés à la Cinémathèque pendant toute la durée de la rétrospective, sur le site du musée. Plusieurs séances seront présentées entres autres par Philippe Garnier, journaliste, cinéaste, critique de cinéma et historien du cinéma hollywoodien. Et à l’occasion de l’exposition, la chaîne Arte consacre, le lundi 3 juillet, toute une soirée à l’un des plus célèbres inspecteurs du cinéma : L’Inspecteur Harry (Don Siegel, 1971) et Le Retour de l’Inspecteur Harry (Clint Eastwood, 1983).

Tentez de gagner vos entrées pour le cycle Good Cop, Bad Cop, à la Cinémathèque de Paris, en répondant correctement au quizz ci-dessous. Écoutez les 3 extraits musicaux et dîtes s’ils correspondent à un film de « good cop » ou de « bad cop » !

Désolé le quiz est terminé