Fishbach, c’est « quelque chose de nouveau dans nos oreilles »

Publié le 27 juillet 2017 à 17:52
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

Fishbach a livré un show envoûtant sur une péniche lors d’une croisière de trois heures sur la Seine. Nous y étions.

Fishbach

« Le pire, c’est que vous êtes coincés avec moi ici ». L’artiste à l’électro-pop détonante, Fishbach a levé les voiles mercredi 26 juillet 2017 lors d’une croisière de trois heures sur une péniche : le Safari Boat. Celle à la « voix hors-norme » pour les Inrocks, l’artiste qui « aime être dérangée et qui dérange » pour Télérama a présenté un show captivant. Seule sur scène, elle a interprété pendant une heure ses plus grands tubes, issus de son premier album A ta merci. Sur scène, elle captive. L’artiste regarde au loin pendant ses tirades, bouge la tête en arrière comme ensorcelée par sa musique. Ce soir-là, c’était encore plus flagrant : derrière elle, le paysage laissait entrevoir les plus beaux monuments de Paris. Pour beaucoup, Fishbach est l’artiste française de l’année. Pour d’autres, c’est une découverte. « C’est à la fois moderne tout en étant super old-school », note un spectateur. « Je sais pas… c’est assez tendu dans l’émotion sa musique », ajoute-t-il. Tourmenté, même.

« C’est quelque chose de nouveau dans mes oreilles »

Qu’on se le dise, Fishbach amène tout de même un public bien averti. L’artiste a commencé à chanter dans un groupe de punk mais s’est vite tournée vers des sonorités pop, comme le démontre Un autre que moi, son single. « J’ai trouvé intéressant la manière dont elle utilisait la voix un peu trainante, un peu chantante », a dévoilé une autre spectatrice, peu de temps après son concert. Ajoutant : « C’est quelque chose de nouveau dans mes oreilles ». Et pour cause, Fishbach emprunte un peu de partout : de Desireless – artiste des années 80 à laquelle elle est souvent comparée – à l’électro massive faite de synthés lourds, parfois oppressants. Envoûtants. « C’est mortel », glisse à l’oreille un spectateur. Ironie du sort, la chanteuse commence alors Mortel, un autre de ses tubes. « Qui a peur de la mort ici ? », enchaine-t-elle, avant d’interpréter son titre fugace et onduleux Eternité : « Moi j’veux du noir et j’veux l’espoir. Et tu parlais d’éternité, on a même pas fait la moitié », chante-t-elle, mains sur sa guitare électrique. Avec Fishbach, l’éternité serait dévoré.

Fishbach sera en concert dimanche 27 juillet au festival Cabourg mon amour  et en tournée dans toute la France dès la rentrée.

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