Expo : Robert Mapplethorpe au Grand Palais

Publié le 28 avril 2014 à 12:50

Le 13 juillet 2014 à 20:00

Grand Palais
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

Expo : Robert Mapplethorpe au Grand PalaisDécouvrez l’expo événement Robert Mapplethorpe au Grand Palais jusqu’au 13 juillet ! Gagnez vos invitations avec OÜI FM !

« Je cherche la perfection dans la forme. Dans les portraits. Avec les sexes. Avec les fleurs. » Robert Mapplethorpe, entretien avec Barbara McKenzie, 1985

Robert Mapplethorpe est un artiste obsédé par une quête esthétique de la perfection. Sculpteur dans l’âme et dans l’imagination, il veut « que les gens voient [ses] oeuvres d’abord comme de l’art, ensuite comme de la photographie. »

Sous le signe de Michel-Ange, Mapplethorpe se positionne en héraut d’un idéalisme classique revu et corrigé dans le New York libertaire des seventies, où il sera le compagnon, puis le grand ami de Patti Smith. Explorant les techniques de tirage les plus raffinées, il enrichit sa création de pièces uniques, compositions mixtes, encadrements spéciaux…

L’exposition est construite à rebours pour ce dandy de la fin d’un autre monde qu’est Robert Mapplethorpe. Partir de l’autoportrait à la tête de mort, c’est commencer par l’image d’un jeune homme déjà vieux, tragédie de la vie fauchée en plein élan par le sida. C’est aussi marquer la posture fantastique d’un maître du royaume des ombres (la photographie), Orphée qui semble, par-delà la mort, encore (un peu) vivant mais déjà dans la postérité de son oeuvre, nous invitant de sa canne satanique à le suivre dans les enfers de son histoire, à la recherche de son désir.

« La photographie et la sexualité sont comparables, explique Mapplethorpe. Elles sont toutes deux inconnues. Et c’est cela qui m’excite le plus. » Il a exploré la photographie du corps jusqu’à la frontière de la pornographie, comme peut-être aucun artiste avant lui. Le désir qu’on lit dans ces images, c’est souvent celui du photographe, mais c’est aussi la vie d’un certain New York des années 1970-1980, en pleine libération sexuelle. « J’essaie d’enregistrer le moment dans lequel je vis, qui s’avère être à New York. J’essaie de capter cette folie et d’y mettre un peu d’ordre.« 

Cette première rétrospective en France de Robert Mapplethorpe depuis sa mort présente quelque deux cent cinquante images pour rendre compte des différents thèmes de son oeuvre. Corps de bronze et sculptures de chair, géométries et chorégraphies, natures mortes et détails anatomiques, fleurs végétales et corporelles, portraits de cours et clichés de nuit, érotisme soft et hard, tout l’art de Mapplethorpe est déroulé, scandé par ses autoportraits sous tous les avatars. Un art dont on peut voir, en refermant l’exposition par le début de la carrière du photographe, que le programme était déjà clairement annoncé dans les polaroïds de sa jeunesse.

Pour tenter de gagner vos invitations pour l’exposition Robert Mapplethorpe, jusqu’au 13 juillet au Grand Palais, répondez à la question suivante : 

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