En 2019, « Abbey Road » des Beatles fêtera ses cinquante ans

Publié le 2 janvier 2019 à 15:00
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

C’était un certain 26 septembre 1969. Seulement neuf mois après Yellow Submarine, les Fab Four sortaient Abbey Road, leur onzième album studio. Cette année, l’opus fêtera donc ses cinquante ans. OUI FM profite de la nouvelle année pour revenir sur les plus grands anniversaires à célébrer en 2019. 

Oeuvrer ensemble, une dernière fois ; une phrase qui pourrait faire office d’épitaphe au onzième album studio des Beatles, Abbey Road. Le 26 septembre 2019, nous célèbrerons les cinquante ans de ce que beaucoup ont appelé un « Sergent Pepper volume 2 » (le huitième album des Beatles, considéré comme l’un des plus influents de l’histoire de la musique, ndlr). Un opus qui marqué l’histoire, tant par sa qualité que par ses contours et sa réalisation. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur quelques anecdotes qui entourent l’histoire de cet opus.

  • L’album aurait pu s’appeler Everest

Et tout ça, c’est une histoire de cigarettes. Geoff Emerick, ingénieur du son émérite des Beatles et décédé en octobre dernier fumait cette marque de cigarettes, Everest. Pour faire honneur à celui qui à tout de même gagné quatre Grammy Awards tout au long de sa carrière, « Everest » est un nom qui a été envisagé pour le onzième album studio des Beatles. Mais avec cela, nous n’aurions jamais eu en visu la mythique pochette qui habille les titres d’Abbey Road : l’idée d’une photo des Fab Four au pied de l’Himalaya avait elle aussi été imaginée pour correspondre au nom initial de l’opus.

  • Sur la pochette, Paul McCartney… ne serait pas Paul McCartney

Quatre artistes, huit jambes, un passage piéton. La pochette de l’album Abbey Road est une des plus connues – et reproduites – de l’histoire de la musique. Mais elle a aussi fait naître les pires théories conspirationnistes. Paul McCartney ne serait pas présent sur cette pochette et pire encore, il serait décédé trois ans avant sa sortie. La pochette ne serait qu’une allégorie de sa mort : John Lennon est vêtu de blanc (en référence à l’au-delà, vous l’avez), Ringo Starr est lui en noir, couleur du deuil, et George Harrison pourrait représenter le croque-mort, rappelle Konbini. Besoin d’une ultime preuve ? Paul McCartney sur la photo porte sa cigarette de la main droite alors qu’il est gaucher. Pas de doutes, c’est un sosie.

  • C’est l’une des premières fois qu’est utilisé le synthétiseur Moog dans un album de rock

A l’époque, c’est de la quatrième dimension. George Harrison se procure pour l’enregistrement d’Abbey Road un synthétiseur Moog – du nom de son créateur, Robert Moog -, un tout nouvel instrument révolutionnaire. On l’entend très nettement dans I Want You (She’s So Heavy), notamment, avec ces bruits qui ressemblent à du vent. Seul problème ? Ses dimensions. Il prendrait autant de place qu’une grosse commode dans votre appartement. L’avantage, c’est qu’on doit tout de même au synthétiseur Moog les origines de la musique électronique, entre autres. Alors ça valait le coup de se casser le dos.

  • L’une des chansons a valu un procès à John Lennon

« Come Together, join the party » n’était rien d’autre, à la base, qu’un slogan de campagne de Timothy Leary, candidat au poste de gouverneur de l’Etat de Californie en 1969 – et par ailleurs fervent partisan des bienfaits thérapeutiques du LSD. John Lennon s’en inspire. En studio, les paroles évoluent drastiquement et plusieurs phrases sont improvisées en cours de route. C’est là que né le passage « here comes old flat-top » (« voici venir un type avec une coupe au carré » in french). Sauf que cette phrase est aussi présente dans le titre de Chuck Berry, You Can’t Catch Me. Vous l’avez ? Plagiat ou pas plagiat ?

  • Les Fab Four se réunissent pour la toute dernière fois en studio sur I Want You (She’s So Heavy)

Pour cet opus, les Beatles étaient quatre en studio quand c’était seulement nécessaire. Et c’est sur I Want You (She’s So Heavy), dernier titre de la face A de l’album, qu’ils l’ont été pour la dernière fois. C’était le 20 août 1969. Au bout de 7 minutes et 44 secondes de la chanson, John Lennon a dit à Geoff Emerick : « tu coupes là ! », arrêtant brutalement son envolée. C’est pour fignoler ce titre que les Beatles se réunissent une ultime fois aux studios EMI de Londres.

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