[Cinéma] La ministre de la culture souhaite modifier les critères d’interdiction aux mineurs

Publié le 29 février 2016 à 19:04
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

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La ministre de la culture, Audrey Azoulay, entend « conforter » les avis de la commission chargée d’établir la classification et limiter les recours en justice.

Love, La Vie d’Adèle… De nombreux films subissent des polémiques concernant leur interdiction aux mineurs, ou non. La nouvelle ministre de la culture Audrey Azoulay a annoncé ce lundi 29 février son souhait de modifier les critères d’interdiction des films pour « limiter les recours en justice » et « conforter les avis de la commission chargée d’établir la classification« .

Aujourd’hui, un film est automatiquement interdit aux mineurs lorsqu’il comporte des « scènes de sexe non simulées ou de très grande violence« . La ministre ambitionne de modifier cet article du code du cinéma, s’appuyant sur un rapport remis ce lundi, demandé par l’association Promouvoir, proche des catholiques traditionalistes, après l’interdiction aux mineurs des films Love et La Vie d’Adèle.

De nouveaux critères

Jean-François Mary, président de la commission de classification des œuvres du Centre national du cinéma (CNC) propose de nouveaux critères pour l’interdiction aux mineurs d’un film : la présence dans celui-ci « sans justification de caractère esthétique » de « scènes de sexe ou de grande violence » pouvant « troubler gravement la sensibilité des mineurs ou banaliser la violence« .

Par ailleurs, la ministre voudrait engager une réflexion pour simplifier les procédure de recours, comme celles de l’association Promouvoir. Notamment en « réduisant les délais de procédure devant la justice administrative« . Aujourd’hui, la durée des procédures fait que la classification peut être différente sur un film en salle ou en DVD. Audrey Azoulay souhaiterait plus de « cohérence« .

En février, l’association Promouvoir était parvenue à faire annuler le visa d’exploitation du film Antichrist de Lars Von Trier.

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