Chokebore à Brest le 29 octobre

Publié le 22 octobre 2011 à 0:01

ChokeboreNe manquez pas le concert de

La première date du Pass Découverte de la saison de la Carène convoque le spirit des 90’s, celui de la côte west pluvieuse. Chokebore, le vaisseau sadcore de Troy von Balthazar, tragiquement disparu des radars au milieu des années 2000, se reforme pour cette tournée exceptionnelle. On parle d’un nouvel album, mais c’est peut-être une rumeur.

Chokebore
Ce n’est pas toujours la joie et les vahinés ondulant sur fond de ukulélé sous le soleil d’Honolulu. Les pieds dans le sable et le regard perdu vers le couchant, on peut aussi choper un spleen tenace et poisseux, aussi glaçant qu’à Seattle (ou qu’à Brest, tiens). Emmené par son chanteur Troy (bientôt von Balthazar), Chokebore quitte son archipel paradisiaque pour LA en 1992. La riante Californie ne soigne en rien la mélancolie de nos honoluliens à la dérive. Leur premier album, en 1993, leur vaudra d’être affiliés au courant sadcore, dérivé lent et triste, ô si triste, du grunge sur les traces de Low et Red House Painters. Mais sous leur post-rock grondant, parfois délavé par l’écho mouillé des reverbs, on décèle une once, une trace de pop, fut-elle squelettique. Plus un souvenir flou qu’une réelle tendance, mais elle est bien là, qui hante des nappes de guitares en rage hachées par une section rythmique pesante, presqu’au bout du rouleau.
Quelques tournées dans le sillage des Butthole Surfers ou de derniers.
La dissolution sans préavis de Chokebore en 2005, exsangue après 10 ans de tournées, a laissé ses fans, déjà pas joisses, dans un état comateux. Alors ce concert, cette reformation fait la joie des durs à cuire aux coeurs brisés, toutes étiquettes confondues. Shoegazers, post-rockers, dandies, grungies et keupons écraseront une larmichette ensemble en headbangant au ralenti. Ensuite, ils se prêteront leurs mouchoirs. Ouais, ce sera une belle soirée.

Team Ghost
C’est angélique, option cosmique. Voilà des dessous de guitares shoegaze aiguisées d’électronique post-French-Touch, voilà de la pop moderne, voilà Team Ghost. Un exmembre de M83 décide de faire naître un fantôme romantique. D’ailleurs, le spectre (dans la machine) a appelé sa structure de production Kiss Me First. Le fantôme rêve de grands espaces vaporeux, dans lesquels ont prend plaisir à se perdre. Il prend son temps : quatre ans pour sortir un premier EP en avril 2010, You Never Did Anything Wrong To Me, et un second maxi qui s’en suit en octobre 2010 Celebrate What You Can’t See. Les âmes sont emportées vers un au-delà apaisant, plaisant et envoûtant. On en revient transformé.

20h30. Le Club. 10/12€ en loc (+ frais), 12/14€ sur place, inclus dans le Pass Découverte Automne 2011 – Production La Carène

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