BIM! : le premier festival entièrement connecté

Publié le 13 juin 2016 à 15:29
Aurélie Duhamel Par Aurélie Duhamel
Contributrice

Bim! le premier évènement musical 100% connectéLe premier événement musical 100% connecté sera inauguré à l’automne prochain. Novateur et ambitieux, BIM! entendra faire vivre à ses utilisateurs une nouvelle expérience des concerts live, en mettant en valeur la diversité musicale. Rencontre avec Laurent Queyrut, président de la startup Le Sondier et initiateur du projet.

Après le développement de l’offre musicale en streaming, la musique live s’apprêterait-elle, elle aussi, à connaître une petite révolution ? En montant la startup lyonnaise Le Sondier en juin 2015, Laurent Queyrut pourrait bien avoir emboîté le pas d’une nouvelle façon de consommer la musique vivante. Un projet pour le moins séduisant : « Diversifier l’expérience du live par le biais d’une application innovante connectée aux lieux de vie culturels et musicaux (bars, cafés, scènes extérieures) qui occupent le territoire. »

Si le nom de la future application n’est pas encore défini, elle hébergera à l’automne prochain l’événement BIM!, co-organisé et équipé par Le Sondier. Pendant plus de deux mois, du 5 octobre au 17 décembre 2016, l’événement servira de tremplin, à l’échelle nationale, pour « mettre en valeur l’émergence des groupes et artistes indépendants français » grâce à un outil de captation audio-connecté. Laurent Queyrut espère ainsi permettre aux utilisateurs de « sentir le pouls de la salle, sentir le groupe vibrer et le public vibrer avec lui » sans y être présent pour autant. Un compromis intéressant, pour palier à d’éventuelles contraintes géographiques.

Une première série de test concluants

Une première batterie de tests a déjà fait ses preuves sur Lyon, où une vingtaine de lieux de concerts sont déjà connectés grâce à une box micro-connectée appelée Sondbox. Le 21 juin prochain, quatre scènes extérieures seront connectées à cet outil à l’occasion de la Fête de la Musique 2016.

« Si BIM! existe, c’est parce que le public et les artistes pourront eux-mêmes générer les conditions de sa tenue. » Contrairement aux festivals de musique traditionnels, les futurs festivaliers 2.0 sont à la fois clients et co-organisateurs de l’événement. Depuis le 18 mai dernier, la campagne de crowdfunding lancée sur la page KissKissBankBank de BIM! a déjà permis de réunir les 15 000 euros nécessaires à la programmation d’une cinquantaine de groupes, qui assureront une centaine de concerts connectés à partir du 5 octobre 2016.

Si la troisième étape des 35 000 euros récoltés est atteinte d’ici le 24 juin 2016, le line-up comptera 50 groupes supplémentaires.

Bim! festival : campagne à étages

Un nouveau modèle économique

Internet et les nouvelles technologies ont eu un impact significatif sur le marché musical mondial. Aujourd’hui, un abonnement sur une plate-forme de streaming telles que Deezer ou Spotify permet de consommer la musique en illimité. Ce que propose Laurent Queyrut, c’est « un modèle événementiel inédit, où nouvelles technologiques et festival se rejoignent pour offrir au public et aux artistes une nouvelle façon de vivre le live. »

Un modèle économique viable, où le public participe à la vie culturelle et musicale de sa ville, sa région, son pays, en soutenant les artistes qu’il souhaite promouvoir. Sélectionné par un jury composé de professionnels du monde de la musique, un premier line-up de 50 artistes (The Airplane, Red Woods, The Dizzy Brains, Alphabet…), du rock à l’electro en passant par la folk, a été établi sur une base de 334 candidatures.

Justement : et la rémunération des groupes et artistes, dans tout ça ? Si le streaming est parfois synonyme d’une rémunération minimale pour les artistes, le modèle proposé par Le Sondier permet à tout le monde d’y trouver son compte. Avec un abonnement de 10€ – pour un accès limité à 100 concerts – il sera possible « d’écouter du live en intégral à travers l’appli Le Sondier, grâce à une participation financière dont la moitié est reversée aux artistes, interprètes et auteurs. Pour 10€, on sait à qui on donne, » conclu Laurent Queyrut.

Bim! festival : répartition des fonds

Le BIM! Festival a de nombreux atouts pour fonctionner et attirer l’attention des artistes, du public et autres relais de la vie culturelle. Un événement que Laurent Queyrut espère bien renouveler l’an prochain et installer son application dans tous les lieux qui font la promotion de l’émergence et de l’indépendance des artistes et groupes français.