BEAST – Beast

Publié le 6 avril 2010 à 14:17
oui fm radio rock Par oui fm radio rock
Rédacteur

1er ALBUM « BEAST »
Sortie le 12 avril 2010

www.myspace.com/beastsound

Beast, formation basée à Montréal, n’était au départ qu’un projet expérimental. Jean-Phi Goncalves, batteur/compositeur, leader de sa propre formation électro avant-gardiste Plaster et également producteur chevronné et couronné de disques platine (Arianne Moffat, Pierre Lapointe, Daniel Bélanger, Lauryn Hill), demande un jour à la chanteuse Betty Bonifassi (DJ Champion, bande originale du film Les Triplettes de Belleville) de poser sa voix sur un titre en cours de réalisation. C’est de cette première séance d’enregistrement, qui provoque un déclic, que naîtra Beast.
Avec Jean-Phi en tant qu’ingénieur/producteur, les titres prennent forme dans différents endroits, notamment dans son home-studio et dans la maison de Betty. “Notre méthode de travail était comparable à celle d’un scientifique qui serait à la recherche de quelque chose tout en ignorant quoi exactement, déclare Jean-Phi, Mais il continue à chercher et chercher encore, jusqu’à ce qu’il trouve,”– et ce fut Beast.

Betty et Jean-Phi ont ainsi découvert un son qui ne ressemble à aucun autre. Le premier album éponyme de Beast (Pheromone Recordings/Vega Musique) sonne effectivement comme la rencontre entre Portishead et Rage Against the Machine. Une sorte de collision, d’une dimension cinématographique, entre soul, rap, électro, rock et jazz (avec un sample de contrebasse de Charles Mingus dans “Satan”). Betty appelle ça du “trip rock”, invoquant la façon dont des choeurs envoûtants et des sons électro torturés se mêlent à un jeu de contrebasse imprévisible et à des guitares affûtées.

L’auteur-compositeur et musicien Simon Wilcox a travaillé avec Betty (qui est de langue maternelle française) sur les textes en anglais, tout en préservant la structure et les images qu’elle avait imaginées. Betty balance les strophes enflammées avec un débit qui évoque l’esprit du rap mélangé de slam avec beaucoup de soul. L’enregistrement de “Devil” est sa première incursion dans le rap et les mots, dit-elle, sont sortis “dans un flow plein de fureur.”

Jean-Phi s’est également aventuré vers des territoires inconnus au cours de la réalisation de cet album. “C’était la première fois que j’avais un micro en face de moi,” dit-il. Il a d’abord enregistré sa voix dans l’intention de trouver plus tard quelqu’un pour le remplacer, mais Betty a insisté pour qu’il la garde. “J’adore la différence de texture,” dit-elle.

L’ensemble du travail s’est étalé sur deux ans, une période riche en inspiration et en moments excitants, mais avec aussi des phases de doute face à ces nouveaux défis que se lançaient Betty et Jean-Phi. Au final, ils se seront fait du mauvais sang pour rien. Début 2008, Beast monte pour la première fois sur scène, dans le cadre d’un showcase pour l’industrie du disque à Montréal, un nouveau cap intimidant pour toute nouvelle formation que Beast franchit haut la main. Non seulement le public est emballé, mais depuis Beast s’est imposé comme l’une des formations phare de la scène canadienne. Lors d’une performance inaugurale à Tokyo, avec uniquement quelques concerts à son actif, Beast comptabilise 100% dans le NXNE Report Card de ChartAttack. Une reconnaissance bien méritée par Jean-Phi et Betty, accompagnés sur scène du guitariste Serge Nakauchi-Pelletier et du bassiste Jonathan Dauphinais et son «K-Bass», une basse munie d'un clavier, dans une prestation qui est vite devenue mythique.

BEAST a déjà sorti son 1er album au Canada (disque d’or) et en Allemagne.

Le groupe était présent en France fin 2009 pour participer aux Transmusicales de Rennes et il se produira également aux Printemps de Bourges et dans les festivals cet été.