Emilie Simon

Emilie Simon

Emilie Simon est une auteur-compositeur-interprète française originaire de Montpellier.

Emilie Simon, fée électronique à la française, collectionne les récompenses depuis le début de sa carrière en 2003, de déserts en prés fleuris, sans oublier un passage par la banquise : une voix enfantine, des compositions originales, des arrangements méticuleux sont les traits de caractère d’Emilie l’aventurière du son, qui a aussi conquis son public.

Emilie Simon naît à Montpellier en 1979, d’un père ingénieur du son et d’une mère musicienne. Tombée dedans quand elle était petite, la fillette se passionne tout de suite pour la musique, trimballée par ses parents de studios d’enregistrement en clubs de jazz. Elle poursuit ses études en musique contemporaine, avant d’intégrer le conservatoire et l’Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique (IRCAM) à Paris.

Elle a juste 23 ans quand elle publie son premier album éponyme (en 2003). Et la critique ne tarde pas à couvrir la jeune Emilie d’éloges, allant jusqu’à la comparer à Björk… ce qui n’est peut-être pas volé, quand on sait que Markus Dravs, fidèle collaborateur de la chanteuse islandaise, a participé au mixage d’Emilie Simon. Sa voix acidulée et le soin extrême apporté à ses compositions valent à Emilie la Victoire de la Musique de l’Album électronique.

Une telle reconnaissance ouvre de nouveaux horizons à la jeune fille, et quand on lui demande de composer la bande originale de La marche de l’empereur, documentaire de Luc Jacquet, elle va puiser l’inspiration dans le grand Nord. Son œuvre sera récompensée de la Victoire de l’Album de musique originale de cinéma ou de télévision. Le film rencontrera par ailleurs un succès mondial.

Il est grand temps pour Emilie, gonflée à bloc par ces deux succès, mais aussi par des performances scéniques remarquées, de se replonger dans ses propres projets. Elle se retrouve donc dans le studio qu’elle a aménagé dans son logement parisien pour commencer à travailler sur un nouvel album. Sur Végétal (2006), on voit intégrés à l’électro d’Emilie des flûtes, des percussions, des violoncelles… La jeune femme collabore à nouveau avec Markus Dravs, mais aussi Simon Edwards (bassiste pour Talk Talk, Beth Gibbons, Alain Bashung…). La ballade botanique d’Emilie reçoit la Victoire de la Musique de l’Album électronique. Au cours de la tournée de présentation de Végétal, Emilie Simon fera son premier passage à l’Olympia, qui sera immortalisé sur un album live et un DVD qui sortiront en 2007.

En 2006, Emilie est en première partie des anglais de Placebo pour leurs dates françaises. C’est à la même époque que la jeune femme commence à rêver d’Amérique, et sort aux Etats-Unis The Flower Book, compilation de ses trois albums français. Au même moment, elle travaille aussi sur la bande originale du film Survivre avec les loups de Vera Belmon, sorti en 2008.

C’est aussi le moment qu’Emilie Simon choisit pour prendre des « vacances » bien méritées, après trois albums et trois Victoires à 27 ans. « Après l’enchaînement des disques et des tournées sur un rythme infernal, j’ai éprouvé le besoin de créer une rupture. Je voulais vivre d’abord des expériences pour moi-même, sans penser forcément à la musique », raconte la jeune chanteuse.

Nouvellement installée à New York, elle commence à tenir le journal de bord de sa nouvelle vie dans la Big Apple, qui donnera naissance à des chansons humaines, inspirées d’expériences sensorielles. Elle ne le sait peut-être pas encore, mais la Big Machine est en marche, Emilie ne sera pas restée bien longtemps à l’écart de son piano et de son ordinateur. L’album commence à se construire sur scène, dans une salle dans laquelle Emilie est en résidence. Elle propose chaque soir un nouveau titre au public, et le bouche-à-oreille enfle.

Quand vient le moment d’entrer en studio, elle s’entoure de l’ingénieur du son Mark Plati (Arcade Fire). Il s’agit à présent de colorier ce nouveau décor aux teintes définies par Emilie : « Je voulais que l’album transcrive l’impression que j’avais de New York, avec un côté noir et blanc, urbain, apporté par la basse et la batterie, et des explosions de couleurs et de lumières amenées par les synthés. » Et la voix d’Emilie est libérée de toute manipulation électronique, ce qui lui donne encore davantage des airs de Kate Bush. Mais le voyage ne s’arrête pas là, et on retrouve sur The Big Machine, dans le désordre, des instruments traditionnels chinois, un chœur d’enfants, les batteries de Jeremy Gara (Arcade Fire), le tout mixé à Paris avec Renaud Létang (Feist, Gonzalez). L’album sort à la rentrée 2009.

(Sources : Biographie d’Emilie Simon)

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