Vu sur le Net – « Pete Doherty et Carl Barât, l’amour à mort » dans les Inrocks

Publié le 13 août 2010 à 14:58
oui fm radio rock Par oui fm radio rock
Rédacteur

Peter Doherty et Carl BarâtLes Inrockuptibles consacrent un numéro hors-série consacré à Pete Doherty, disponible en kiosques. Et le magazine vous propose d’en découvrir un extrait sur son site Internet.

«  A l’origine de l’obsession pour Pete Doherty et Carl Barât, il y a la fascination pour l’idéal d’un duo bohème, insoumis et flamboyant. Un mythe renforcé par l’amitié amoureuse qui lia les deux leaders des Libertines. Article tiré du hors-série des Inrocks consacré à Pete Doherty, disponible en kiosques.
La saga Libertines est moins affaire de rock’n’roll que de jeunesse mythique.
Moins affaire de talent que d’une fascination publique pour une liaison amoureuse tapageuse mue en passion mortelle. Les photos prises durant les années 2002-2004 disent bien l’intensité qui lia Pete Doherty et Carl Barât jusqu’à l’autocombustion. C’était peu avant l’enregistrement d’un second album miraculeusement arraché aux ténèbres de la dope, des excès et des empoignades désormais cent fois documentées.

Ces frasques ont largement contribué à la réputation sulfureuse des Libertines, forgeant une mythologie de comète rock parmi les plus intenses que l’Angleterre ait produites durant la dernière décennie. Mais l’attachement viscéral du public pour ce gang ne se trouve pas seulement là, dans cette cavale juvénile vécue à fond la caisse. Plutôt dans le miroir qu’ont su tendre les Libertines à leur propre génération.

S’y reflétait un idéal de liberté. Une quête désordonnée du plaisir et de l’immédiat. Le clairon d’un vacillement du pouvoir au creux de la pop music. Doherty et Barât sont apparus alors que la jeunesse britannique se cherchait de nouveaux héros, alors que la Grande-Bretagne se réveillait migraineuse de ses bourrins arrogants façon Gallagher, de ses idoles arty ou consensuelles (Albarn ou Robbie Williams), tout autant que du règne interminable des pop DJ (Norman Cook). Une génération nouvelle réclamait ainsi son coup d’Etat. Pour cela, pas d’autre solution que de brûler les icônes d’hier. Les Libertines jouèrent des coudes, dispersèrent les cendres des aînés et offrirent à l’Angleterre la déflagration qu’elle réclamait. « 

Découvrez la suite de l’article sur lesinrocks.com !