Salles de consommation de drogues à moindre risque : encadrer pour réinsérer

Publié le 18 juin 2015 à 11:53
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

Salles de consommation à moindre risqueLe modèle des « salles de consommation à moindre risque » suscite de nombreuses interrogations depuis que la France a décidé de l’expérimenter. OÜI FM tend son micro à Thomas Dusouchet, pharmacien et porte-parole de l’asso Gaïa Paris, qui nous en explique les enjeux.

Suite à une décision de la Mairie de Paris, la future salle de consommation à moindre risque sera installée dans les murs de l’hôpital Lariboisière, dans le 10ème arrondissement de Paris. Ce secteur, qui concentre une forte densité de toxicomanes, en fait un lieu stratégique. Ce projet est porté par Gaïa Paris, association spécialisée dans la prévention et le traitement de la dépendance aux drogues illicites. Pour mieux comprendre, écoutez Thomas Dusouchet, pharmacien et représentant de l’association qui présente ce projet.

Gaïa Paris axe donc son travail sur une amélioration des conditions de vie. Et compte tenu des nombreux services que l’association propose, la demande sociale est forte.

« On a une forte population d’usagers de drogues qui consomment dans la rue. L’idée c’est d’ouvrir un espace pour consommer dans des conditions d’hygiène meilleures et de réduire les risques de transmission de maladies. » nous explique-t-il. « On propose aussi des dépistages, des consultations avec des professionnels de la santé. On part de la demande initiale de la personne avec comme objectif  l’amélioration de leur condition »

Ces salles de consommation à moindre risque posent toutefois une question compliquée : encadrer la prise de drogues, c’est aussi l’encourager ? Thomas Dusouchet s’explique à ce sujet :

Gaïa Paris est une structure médicalisée et accueillante qui tente d’installer un climat de confiance avec les consommateurs de drogues, mais aussi avec les riverains. À l’écoute des incertitudes de chacun, elle est en lien avec des associations de riverains et organise régulièrement des réunions publiques. L’association Gaia Paris organisera également, une fois le projet concrétisé, des portes ouvertes à la salle de consommation à moindre risque.